Erai : le réseau au bord du gouffre
Maxime Hanssen
Maxime Hanssen
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Ce vendredi matin, en commission permanente, face à un éventuel blocage, notamment de la part des Verts, du centre et de la droite (UDC), Jean-Louis Gagnaire, vice président de la Région délégué au développement économique, est arrivé avec des garanties. "Après consultation, et au vu de la complexité du dossier, nous avons obtenu de M. Gouffé son intention de quitter la présidence d'Erai". A la lecture de cet engagement écrit, cette décision aurait permis de "gagner" l'abstention de l'UDC, et ainsi de permettre le vote de la subvention de 1,5 million d'euros. Quant aux Verts, cet engagement n'a pas été suffisant. Ils ont décidé de voter contre. Ils souhaitent la liquidation de la structure pour "faire toute la lumière".
De son côté, le président d'Erai a annoncé dans un communiqué que sa décision de partir était actée depuis "octobre 2014 lors de la mission en Chine".
Les débats se sont poursuivis lors du Conseil d'administration d'Erai, ce vendredi après-midi. La Région, qui possède six membres, dont quatre ayant droit de vote, a de nouveau fait pression sur Daniel Gouffé. Jean-Louis Gagnaire a notamment conditionné le déblocage effectif de la subvention à la démission du président d'Erai. Le vice-président de la Région confirme à Acteurs de l'économie : "Si on n'a pas cette assurance, on ne va pas faire de zèle pour verser les subventions". Pour sa part, Daniel Gouffé refuse de démissionner. "Ce n'est pas un mot qui appartient à mon vocabulaire", confie l'intéressé.
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Ainsi, un Conseil d'administration exceptionnel est convoqué pour le vendredi 6 février. Celui-ci devra se prononcer sur le maintien ou la destitution de Daniel Gouffè et élire un éventuel nouveau président.
Maxime Hanssen
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