Quatre dirigeants politiques au secours du GPSO

Jean-Philippe Dejean

Jean-Philippe Dejean
L'annonce de l'avis défavorable rendu par la commission d'enquête sur le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) a provoqué une réaction politique quasi-immédiate dans les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées. Les présidents des deux conseils régionaux (PS), Alain Rousset (Aquitaine) et Martin Malvy (Midi-Pyrénées), et des deux métropoles (UMP), Alain Juppé (Bordeaux) et Jean-Luc Moudenc (Toulouse) sont unanimes.
À lire également
Les quatre présidents soulignent ensuite que le Sud-Ouest de la France "est sous-équipé au niveau ferroviaire depuis des décennies alors que les régions voisines comme Rhône-Alpes sont bien mieux dotées" et rejettent "les arguments d'opportunité qui fondent pour l'essentiel les conclusions de ce rapport". Déterminés à ce que "le Grand Sud-Ouest ne demeure pas abandonné par la grande vitesse ferroviaire", ces élus annoncent que, refusant "d'envisager que l'avis de la commission qui n'a pas encore été porté officiellement à notre connaissance signifie la remise en cause du projet", ils ont déjà demandé audience à Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux Transports.
Jean-Philippe Dejean