En Aquitaine, les syndicats de Safran ne regardent pas dans la même direction

Jean-Philippe Dejean

Jean-Philippe Dejean
Ainsi à Herakles (siège au Haillan), SUD a lancé une série de débrayages cette nuit et ce matin pour protester contre ce que le syndicat qualifie de "chantage à la signature (des NAO - NDLR)". La CFDT, de son côté, se disait prête à signer la semaine dernière mais à condition qu'il y ait "un talon de 35 € en augmentation générale pour les non cadres", autrement dit une hausse minimale de salaire de 35 €, sans addition des augmentations prévues au plan individuel. Représentant l'encadrement, la CFE-CGC d'Herakles est prête de son côté à signer l'accord sur les NAO, mais n'ayant récolté que 26,4 % des voix aux dernières élections professionnelles, sa trop faible représentativité ne lui permet pas de signer seule.
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Le délégué syndical souligne que chez Safran en Aquitaine l'accord a été signé à Turbomeca, à Bordes (64), où la CFE-CGC a dépassé la barre des 30 % aux élections, mais pas à Messier Bugatti-Dowty, à Bidos (64), qui dit-il, "est dans la même situation que nous". La sanction agitée par la CFE-CGC devrait s'appliquer après le dernier coup de gong des NAO, le 15 avril. SUD, dont la représentativité ne dépasse pas le périmètre d'Herakles, constate de son côté que l'intersyndicale à l'échelle du groupe n'a pas résisté aux NAO, "cela n'est pas une surprise et nous conforte dans le choix de ne pas nous être associé à un appel sans revendication" fait savoir le syndicat. Sauf retournement de situation, aucun accord ne devrait être trouvé entre les syndicats et la direction d'Herakles d'ici le 15 avril.
Jean-Philippe Dejean