Innorobo quitte Lyon
Romain Charbonnier
Romain Charbonnier
C'est dans un communiqué de presse diffusé ce jeudi matin qu'Innoecho annonce déménager son salon de la robotique Innorobo dans d'autres villes européennes à chaque édition, et ce, dès 2016. Paris sera la première à accueillir l'événement les 24, 25 et 26 mai avant qu'il ne s'envole pour une ville d'Europe. Berlin devrait sans doute l'accueillir en 2017 puis l'Italie, l'Espagne, Amsterdam et Londres pourraient suivre.
Une tournée européenne qui a pour but de "se rapprocher de tous les acteurs majeurs de la filière, indique Catherine Simon, présidente d'Innoecho, et qui doit nous permettre de maintenir notre position de référent européen de la robotique".
Et pour pouvoir la conserver, Innoecho a fait le choix de quitter la région Rhône-Alpes et la ville hôte depuis cinq ans, Lyon, pour s'émanciper. Quitte à faire des déçus.
L'itinérance de l'événement qui se veut toujours à "taille humaine" augmentera aussi en puissance avec une capacité d'accueil de plus de 350 exposants contre 200 lors de dernière édition à Lyon, du 1er au 3 juillet.
Mais ce déménagement marque aussi la volonté d'Innoecho, dont les bureaux resteront à Lyon, de toucher un public professionnel plus international et plus représentatif.
Contrairement au souhait de certains de la Région Rhône-Alpes.
Cette annonce "curieuse" est une "déception" pour Lyon et la Région Rhône-Alpes qui avaient été les premiers à soutenir financièrement l'événement (150 000 euros à eux deux environ sur 920 000 euros de budget global pour l'édition 2015) et en faisait un formidable outil de communication sur la dynamique numérique du territoire.
Mais pour Jean-Louis Gagnaire, les relations avec l'organisateur s'étaient détériorées ces derniers temps, "surtout depuis que nous avons mis en place le cluster Coboteam, pas du goût de tous".
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L'élu relativise donc le départ d'Innorobo et met en avant les atouts de la région :
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La fréquentation de la 5e et dernière édition lyonnaise avait connu une baisse de fréquentation à 10 000 visiteurs contre 15 000 en 2014. La raison : l'événement se déroulait début juillet, période peu propice. Il aura tout de même permis d'accueillir des représentants de la Corée du Sud, du Japon ou encore des Etats-Unis.
Avec cette ouverture à l'Europe, les organisateurs ne ferment pas la porte à Lyon mais son retour n'est pas programmé "pour l'instant", conclut Catherine Simon.
Romain Charbonnier
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