Attentats : l’hommage en drapeaux hisse la production bordelaise au plus haut

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Depuis qu'il a repris la société, il y a sept ans, Arnaud de Leissegues n'avait jamais connu cela. Le patron de Dejean Marine, fabriquant de drapeaux, croule sous la demande de drapeaux français.
Depuis hier donc, pour Dejean Marine, c'est : production en continu, commercial vissé sur le téléphone et PDG manches retroussées dans les ateliers... "Nos 12 salariés sont mobilisés. Nous enchainons les heures sup' et nous avons même rappelé ceux qui étaient en congés", précise le dirigeant.
La société, qui est plutôt spécialisée dans la réalisation d'articles destinés à la marine, l'accastillage, est devenu mono-produit depuis moins de 48 h.
Le dirigeant estime que l'engouement sera passager, la passion pour le drapeau français devrait s'essouffler... tout en s'interrogeant à voix haute : "A moins que les Français deviennent fous de leurs couleurs, comme c'est le cas dans certains pays anglo-saxons par exemple."
Quoi qu'il en soit, à l'heure actuelle, une dizaine de personnes patientent dans la cour de la société située à Bordeaux, sous le pont d'Aquitaine. Elles attendent que les ouvriers finissent leur commande. Ça, même en 1998 et pour la bande à Zidane, ce n'était pas arrivé.
Pascal Rabiller