La chambre régionale des comptes Auvergne Rhône-Alpes vient de rendre son rapport sur le festival Jazz à Vienne. Depuis 2011, la gestion du festival n'est plus associative. Elle a été confiée à un établissement public rattaché à la communauté d'agglomération du pays viennois. Les observations de la chambre régionale ont donc plus particulièrement porté sur ce transfert ainsi que sur l'équilibre du modèle économique.
Concernant le passage de l'associatif vers le public, "cette évolution a bien été préparée tant dans les modalités techniques que pour ce qui concerne la définition d'une stratégie pluriannuelle", note la chambre régionale des comptes qui souligne la diversité de l'offre qui ne se limite pas aux concerts donnés dans le théâtre antique. "75 % des spectacles sont gratuits", "des programmes étudiés pour les jeunes", "une saison d'hiver" depuis 2012, énumère-t-elle dans un communiqué.
Mais le tableau n'est pas encore parfait.
Or le modèle de Jazz à Vienne repose essentiellement sur la billetterie, qui représente plus de 54 % de ses finances, tandis que les subventions publiques constituent 20 % de ses recettes, sur un budget global de 4,7 millions d'euros.
Aussi, parmi les principales recommandations, la chambre régionale des comptes propose de doter l'établissement de fonds propres suffisants pour affronter les risques de trésorerie, mais aussi de soumettre au conseil d'administration un projet de comptabilité analytique.
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Mi-janvier, après quatre années passées en tant que directeur de Jazz à Vienne, Stéphane Kochoyan avait annoncé sa démission. Samuel Riblier, directeur adjoint des services de ViennAgglo, lui a succédé début mars. Il est secondé par Benjamin Tanguy qui s'occupe de la partie artistique.
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