Ce projet paraît "hors de portée budgétaire de l'agence [de financement des infrastructures de transport de France, NDLR], non seulement jusqu'en 2019, mais également au-delà." Ce projet dont parle la cour des comptes, dans son référé en date du 10 juin, n'est autre que le chantier du Lyon-Turin.
Dans ce rapport rendu public à la fin du mois d'août, la Cour des comptes s'est penchée sur l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), pour les exercices 2009 à 2015. Et les conclusions sont plutôt alarmantes.
Même en gelant les engagements déjà prix, l'AFITF aura un déficit d'environ 600 millions d'euros en 2019. Par contre, si l'Etat décide de poursuivre d'autres projets, dont le tunnel ferroviaire Lyon-Turin mais aussi le canal Seine-Nord, le déficit pourrait atteindre pas moins de 4,7 milliards d'euros à cette date. "La trajectoire de l'AFITF serait encore moins soutenable en cas de grands projets nouveaux", souligne ainsi la cour des comptes.

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Le coût de construction de ce tunnel de base de 57 kilomètres représente un coût de 8,5 milliards d'euros. Le financement de ce projet, vieux de plus de vingt ans, devait être assuré à 40 % par l'Union Européenne, à hauteur de 2,9 milliards d'euros par l'Italie, et 2,2 milliards par la France.
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