Lyon : pourquoi Michel et Augustin ferme sa Bananeraie
Margot Desmas
Margot Desmas
Publié le 22 juin 2018, mis à jour le 29 juin 2018.
Cinq ans après l'ouverture de ses bureaux surnommés la Bananeraie à Lyon, la marque française de produits alimentaires, Michel et Augustin, a organisé une soirée de fermeture, le 28 juin 2018, pour "fêter le changement de cap de l'aventure lyonnaise", explique Dorothée De Cabissole, patronne des recettes, basée à Paris.
L'événement se déroule en petit comité : quelques dizaines de personnes, toutes invitées par l'entreprise, se sont succédées à la Bananeraie. Elles ont pu profiter une dernière fois des recettes des "trublions du goût", comme ils aiment se faire appeler, dans leurs bureaux de Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse.
Sans locaux physiques, la marque française poursuivra son activité dans la région Auvergne-Rhône-Alpes avec ses trois commerciaux. La cheffe de la Bananeraie, Caroline Thevenon, travaillera désormais à domicile et prendra une double fonction commerciale et communication dès son retour de congés maternité.
Reste un changement notable : les événements organisés dans les bureaux de Michel et Augustin vont changer de forme.
Elle explique par ailleurs que ces événements fonctionnaient bien dans la Bananeraie lyonnaise et qu'il n'y a pas de lien avec la fermeture des locaux. Depuis 2014, 30 portes ouvertes ont eu lieu et 2 500 clients ont poussé la porte de ces bureaux, d'après un communiqué du groupe.
Alors qu'elle souhaitait s'implanter dans l'Ouest ou le Nord de la France il y a encore quatre ans, la marque, désormais dans l'escarcelle du Groupe Danone, semble toutefois dévier de sa stratégie de croissance et se concentrer sur les Etats-Unis, selon une information des Echos. Malgré ce changement de mains, Dorothée De Cabissole maintient que l'autonomie du groupe n'est pas menacée par leurs nouveaux actionnaires majoritaires.
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L'implantation de la marque à Lyon "rayonnera désormais via les réseaux sociaux", en attendant la redéfinition d'une stratégie plus globale. Après cette fermeture, il ne reste qu'un seul bureau à Michel et Augustin en dehors du siège parisien, à New York. Une Bananeraie plus grande, qui poursuivra son activité.
Le groupe est d'ailleurs toujours en progression : son chiffre d'affaires a atteint 55 millions d'euros en 2017 et sa croissance se poursuit avec un taux qui "se rapproche des 10%", d'après Dorothée De Cabissole.
De bons résultats qui ne rendent que plus flou la fermeture du bureau de Lyon dont la marque, reconnue pour sa stratégie de communication, ne semble pas vouloir dévoiler les raison précises. Les deux co-fondateurs n'ont pas fait le déplacement.
Margot Desmas