Citigroup cède Nikko Cordial pour 4,13 milliards d'euros

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La troisième banque japonaise, Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG), rachète la maison de courtage nippone Nikko Cordial, opération qui donnera naissance à un nouveau poids lourd bancaire.

Citigroup, ex-numéro un mondial de la finance, continue de céder ses actifs. Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG) va racheter les activités de courtage aux particuliers et une partie des activités de banque d'investissement de Citigroup au Japon pour 545 milliards de yen (soit l'équivalent de 4,13 milliards d'euros). Citigroup avait acquis Nikko Cordial pour un coût total de 13 milliards de dollars en numéraire et en actions en 2007, à l'époque où il ambitionnait de devenir un "supermarché mondial de la finance". La cession de Nikko Cordial devrait toutefois générer dans ses comptes une moins-value de 200 millions de dollars.

L'acquisition de Nikko Cordial par SMFG, attendue depuis quelques jours, va bouleverser le paysage financier japonais en donnant naissance à un nouveau poids lourd bancaire. Le courtage aux particuliers était jusqu'ici un point faible de SMFG, devancé dans ce secteur non seulement par Mitsubishi UFJ  et par Mizuho Financial Group, les deux premières banques du Japon, mais aussi par le premier courtier japonais Nomura Holdings. Ce dernier a racheté l'an dernier les activités de Lehman Brothers  en Asie, en Europe et au Moyen-Orient.

SMFG était devenu le favori pour le rachat des activités de Citigroup après avoir présenté une offre supérieure à celle de concurrents plus importants que lui comme Mitsubishi UFJ Financial Group  et Mizuho Financial Group. Ces derniers ne proposaient que 500 milliards de yens.

Citigroup vend des actifs dans le monde entier, les pertes massives générées par ses actifs toxiques ayant obligé Washington à entrer au capital de la banque américaine. Naguère premier groupe bancaire mondial, Citigroup n'a pas résisté à la crise née de l'explosion de la bulle des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis. La banque a dû être renflouée par les pouvoirs publics américains à hauteur de 45 milliards de dollars. Cette cession va lui permettre de renforcer ses fonds propres "corporels" de 2,5 milliards de dollars. Le régulateur américain prête une grande importance au niveau des fonds propres corporels ("tangible common equity", TCE), qui donne selon lui une meilleure indication de la solidité d'une banque que les normes habituelles de fonds propres.

 

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