Le chanvre, cette plante qui coche toute les cases de la transition écologique
Nathalie Jourdan
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Un champ de chanvre de textile dans la plaine de Caen
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Un champ de chanvre de textile dans la plaine de Caen
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Et si le chanvre était la plante du futur ? A la lumière du changement climatique, le monde redécouvre les qualités de cette herbacée longtemps diabolisée au nom de la lutte contre la toxicomanie. L'argument semble avoir fait son temps. Aujourd'hui, tout plaide en faveur de la réhabilitation de cette « Formule 1 agronomique », comme la qualifie l'interprofession. L'expression est bien choisie.
En plus que d'être rustique et résistant aux fortes chaleurs comme au stress hydrique, le Cannabis Sativa, de son nom savant, possède bien d'autres vertus. Il se passe volontiers de traitements mécaniques ou chimiques du fait de sa densité qui empêche le développement de plantes concurrentes. De plus, il ne connaît quasiment aucun ravageur ni maladie grâce sa diversité génétique. En outre, son système racinaire très développé travaille le sol en profondeur en améliorant la rétention d'eau et en permettant un meilleur rendement des cultures semées à sa suite.
Planté au printemps et de pousse rapide (120 jours en moyenne), il se révèle imbattable pour stocker du CO2. « Un hectare de chanvre classique réussit à emprisonner plus de carbone en cinq ou six mois qu'un hectare de forêt primaire », calcule Guillaume Laize, technicien à l'association des producteurs de chanvre de Normandie que La Tribune a croisé lors des deuxièmes « Rencontres du chanvre » qui se sont tenues à Lisieux (Calvados) cette semaine devant une salle pleine à craquer.
Dans l'assistance, des agriculteurs, des industriels, des agronomes, mais aussi des représentants de l'Agence de l'eau Seine-Normandie qui n'étaient pas là par hasard. L'Agence milite, en effet, pour un essor de la chanvriculture au nom de son innocuité sur la ressource en eau, comme le rappelle son directeur territorial.
Nathalie Jourdan
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