Renault : Stefan Mueller sur le départ, Thierry Bolloré devient grand favori

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Thierry Bolloré pourrait devenir le numéro deux officiel du groupe Renault.
Thierry Bolloré pourrait devenir le numéro deux officiel du groupe Renault. (Crédits : Reuters)
Une semaine avant l'annonce d'un nouveau plan de gouvernance chez Renault, l'agence Reuters pense savoir que Stefan Mueller, l'un des grands favoris au poste de numéro 2 de Renault, serait sur le point de quitter le groupe. Ce départ ouvrirait alors la voie à la nomination de Thierry Bolloré, actuel directeur délégué à la compétitivité, comme numéro deux de Carlos Ghosn, PDG du groupe.

L'allemand Stefan Mueller, directeur délégué à la Performance de Renault, dont le nom était cité pour seconder Carlos Ghosn, va quitter le constructeur automobile, ont affirmé vendredi à Reuters des sources proches du groupe, ce qui devrait laisser le champ libre à Thierry Bolloré pour le poste de numéro deux.

Nomination imminente

Stefan Muller est Chief Performance Officer (CPO) depuis 2016. Avec son départ, il est probable que Renault annonce la nomination de l'actuel directeur délégué à la Compétitivité (CPO) Thierry Bolloré au poste de directeur général délégué (Chief Operating officer) du groupe français, lors de la publication de ses résultats annuels vendredi prochain, ont ajouté les sources. Il apparaîtrait ainsi comme le successeur potentiel de Carlos Ghosn.

Selon une des sources, le départ de Stefan Muller a été décidé cette semaine. "Aujourd'hui, il n'a pas quitté le groupe", a déclaré un porte-parole de Renault. Prié de dire si le départ de Stefan Muller avait été décidé, il a refusé de faire un commentaire.

Stefan Mueller et Thierry Bolloré ont tous deux rejoint Renault en 2012. Agé de 54 ans, Thierry Bolloré a commencé sa carrière chez Michelin avant de rejoindre Faurecia en 2005, puis Renault en septembre 2012.

Lire notre article: Carlos Ghosn ou les limites du PDG "jupitérien"

En prévision d'une nouvelle feuille de route pour l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi et de la redéfinition de la gouvernance qui l'accompagnera éventuellement à terme, Carlos Ghosn a déjà cédé la direction opérationnelle de Nissan à un numéro deux pour n'en conserver que la présidence, comme chez Mitsubishi. Renault, qui échappait encore à ce schéma, devrait finalement avoir choisi un Français pour seconder Carlos Ghosn.

L'homme fort du constructeur français et de l'alliance avec ses deux partenaires nippons n'a plus de véritable numéro deux chez Renault depuis 2013, année du départ de Carlos Tavares. Celui-ci, qui est devenu l'année suivante président du directoire de PSA, avait succédé à Patrick Pélata, autre numéro deux de Renault victime de l'affaire de l'espionnage fictif qui avait empoisonné le groupe en 2011.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 11/02/2018 à 11:17 :
Une belle leçon de démocratie ! :D

Au moins on se marre...
a écrit le 10/02/2018 à 6:55 :
Bolloré ?!? .... c'est le frère du dictateur ?

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