Le comité d'entreprise de Caterpillar refuse d'organiser le vote sur le plan de fin de conflit
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La perspective d'une issue au conflit social qui secoue Caterpillar dans l'Isère depuis bientôt deux mois s'éloigne. Dimanche, la signature d'un "plan de fin de conflit" après une réunion marathon de neuf heures à Bercy avait laissé quelques espoirs. Mais les élus syndicaux du fabricant d'engins de chantier viennent de les doucher.
Patrick Cohen, l'élu CGT au comité d'entreprise (CE) de Caterpillar, a annoncé que l'intersyndicale n'organisera pas de référendum pour soumettre ce plan aux 2.000 salariés des sites isérois du groupe américain. Il estime que le protocole d'accord signé dimanche "n'a pas de valeur juridique" car il a été paraphé par des élus du comité d'entreprise et non des délégués syndicaux.
La réunion de dimanche à Bercy, qui a rassemblé des membres de la direction de Caterpillar, des représentants des salariés et des membres du cabinet de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a été qualifiée de "piège" par Patrick Cohen, qui s'attendait à une "réunion informelle". Il a ajouté que "ce protocole d'accord a été le fruit d'une pression inadmissible sur les épaules de personnes qui n'étaient pas mandatées pour négocier".
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Selon la direction de Caterpillar, le "plan de fin de conflit" doit être soumis aux salariés des sites isérois au plus tard mercredi. Face au refus des syndicats d'organiser le vote, le préfet de l'Isère a proposé de s'en charger, mais les syndicats ont fait savoir qu'ils refusaient cette proposition.
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