Le directeur général de Novartis quittera la société en 2018. Durant ses huit années de mandat, le laboratoire s'est recentré sur une poignée d'activités pour tenter de retrouver une croissance qui fait défaut depuis quelques années.
Après huit années passées à la tête de Novartis, Joseph Jimenez va se retirer. Il sera remplacé par Vasant Narasimhan, dirigeant de la partie développement des médicaments, à partir du 1er février 2018, mais restera conseiller du laboratoire jusqu'au 31 août, date à laquelle il quittera l'entreprise, a annoncé le laboratoire suisse, lundi 4 septembre. Joseph Jimenez a expliqué partir pour des "raisons personnelles et familiales". Novartis a salué son action, estimant qu'il a "rajeuni" le portefeuille de médicaments, et permis à Novartis d'encaisser sans problème la fin de deux brevets importants, dont celui du Glivec, un anticancéreux qui a généré près de 5 milliards de dollars annuels à son pic de ventes.
Panne de croissance
Le bilan du patron de Novartis est-il si flatteur ? Tout en menant des changements radicaux de stratégie au sein du laboratoire, comme le rappelle Novartis, dans le communiqué, il est parvenu à maintenir ce dernier dans le top 3 des géants de l'industrie du médicament. En 2016, le laboratoire suisse était le numéro 2 mondial en termes de ventes, derrière Pfizer et devant son compatriote Roche. En 2014 et 2015, il avait même ravi cette place au géant pharmaceutique américain.
Mais Novartis est aujourd'hui en panne de croissance. En 2016, son chiffre d'affaires chutait de 2% à 48,5 milliards de dollars. Son résultat opérationnel - un indicateur clé de la rentabilité - reculait de 8% à 8,27 milliards de dollars. L'année précédente, son chiffre d'affaires avait chuté de 5% à 49,4 milliards de dollars. En 2010, Novartis générait pourtant 50,6 milliards de dollars. Entre temps, la société suisse a subi la concurrence des génériques, qui ont grevé les revenus de certaines de ses marques de médicaments.