Sanofi: inquiétudes sur l'avenir de l'usine de Maisons-Alfort, bientôt cédée
latribune.fr

Sanofi se veut rassurant, en affirmant que « tout est mis en œuvre pour construire un projet durable ».
Gonzalo Fuentes
latribune.fr

Sanofi se veut rassurant, en affirmant que « tout est mis en œuvre pour construire un projet durable ».
Gonzalo Fuentes
L'annonce a été « brutale » selon les élus locaux. L'usine de Sanofi à Maisons-Alfort, où travaillent 600 personnes, est en passe d'être cédée. Le projet a été communiqué aux syndicats lundi, a indiqué à l'AFP Fabien Mallet, coordinateur CGT à Sanofi.
Selon le média spécialisé ActuLabo, le repreneur est le façonnier allemand Adragos Pharma, dont le siège est à Munich. Interrogée par l'AFP, la société allemande a renvoyé vers le service de presse de Sanofi en France.
Créé en 1948, le site de Maisons-Alfort fabrique essentiellement un anticoagulant, le Lovenox, dont il produit 160 millions de seringues par an, distribuées dans 125 pays. Utilisé pour éviter les thromboses, ce médicament est de plus en plus remplacé par des alternatives équivalentes, produites notamment en Asie à des coûts moins élevés.
Le site produit également des médicaments injectables lyophilisés, dont des antibiotiques pour les hôpitaux, principalement pour la France et les pays du Maghreb et de l'Afrique subsaharienne.
L'annonce ne surprend donc pas trop les syndicats. « On se doutait qu'il y avait un risque sur Maisons-Alfort. Cela fait un an que la CGT réclame des investissements et qu'on ramène de l'activité », reconnaît Fabien Mallet. « Mais cela nous paraissait étonnant de vendre le site qui fabrique des médicaments injectables biologiques alors que Sanofi veut devenir un 'pure player' biologique », avec une ambition affichée de devenir un champion en immunologie, observe-t-il.
Les élus locaux — région Ile-de-France, département du Val-de-Marne, mairie et député — ont exprimé dans un communiqué commun leur « vive préoccupation [quant à] l'avenir du site et la pérennité des emplois ». Ils « exigent de rencontrer dans les meilleurs délais le repreneur afin de prendre connaissance du contenu de son projet industriel » demandant la « sécurisation des emplois » et la « garantie de la continuité » de la production actuelle.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
Mais Sanofi se veut rassurant, en affirmant que « la fermeture du site de Maisons-Alfort est totalement exclue et que tout est mis en œuvre pour construire un projet durable, qui assurera le maintien de l'activité et de l'emploi de cet établissement ». « Une réunion extraordinaire des instances », entre direction et représentants du personnel, est donc prévue le 1er juillet, écrit le groupe.
latribune.fr
Eolien en mer : pourquoi il est peu probable que la totalité des 10 gigawatts de projets soit réellement développée
Défense : Enag, la PME quimpéroise portée par les besoins des Rafale et du France Libre
Longévité : la start-up Skinomix prépare sa machine de diagnostic sur l’âge réel de la peau
Virus Ebola : la biotech lyonnaise Fabentech sur la piste d’un traitement