Petites entreprises françaises : la fièvre des fusions et acquisitions
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L'Axe Paris-Lyon a dominé la carte des deals "small cap", avec 618 transactions - soit 50,4 % des opérations.
Reuters
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L'Axe Paris-Lyon a dominé la carte des deals "small cap", avec 618 transactions - soit 50,4 % des opérations.
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Elles se sont vendues comme des petits pains. Les petites entreprises - celles qui sont valorisées entre 5 et 50 millions d'euros - ont connu une année foisonnante en 2024 : les transactions ont bondi en France de 27% par rapport à l'année dernière, chiffre un rapport détaillé produit par le cabinet d'expertise comptable In Extenso, en partenariat avec Epsilon Research. « Small is beautiful », triomphe Christophe Del Toso, directeur général de In Extenso Finance. « Les petites entreprises sont un gisement de croissance important avec de belles perspectives de consolidation devant elles. »
Au total, 1 226 opérations ont été signées l'an dernier, contre 964 en 2023. « Dès le début de l'année 2024, il y a eu un effet de rattrapage par rapport à 2023, où beaucoup d'opérations ont été lancées sans aboutir », analyse Jessy-Laure Carol, associée cession et acquisitions d'entreprises au sein de In Extenso Finance. « Cette bonne dynamique a été heurtée par la dissolution en juin, qui a donné un léger coup de frein aux transactions et a retardé les discussions. Cette tendance à l'étirement des deals dans le temps se poursuit en 2025. Néanmoins, la fin d'année a à nouveau montré des signes de reprise. »
Malgré l'atmosphère ambiante d'incertitude et d'attentisme, qui donne de l'urticaire aux financiers et aux politiques, « les plus petites entreprises sont moins sensibles à la géopolitique mondiale qu'aux calendriers personnels de leurs dirigeants », indique l'associée M&A. Parmi les deals bouclés en 2024, 49 % concernent les plus petites entreprises (valorisées entre 1 à 5 millions d'euros), 22 % celles entre 5 et 15 millions, et 29 % celles entre 15 et 50 millions d'euros.
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