La BCE serre la vis à Revolut et remet en cause son modèle d’innovation rapide
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Revolut affiche des ambitions mondiales avec un objectif de 100 millions de clients.
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Revolut affiche des ambitions mondiales avec un objectif de 100 millions de clients.
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Coup dur pour la néobanque Revolut : selon le Financial Times, la Banque centrale européenne (BCE), autorité de supervision bancaire en zone euro, aurait pris de mesures pour freiner l’incroyable croissance de la fintech britannique, notamment en lui interdisant de lancer de nouveaux produits. En revanche, la banque peut toujours commercialiser son catalogue actuel.
Au sein de la zone euro, Revolut dispose d’une licence bancaire auprès de la banque centrale de Lituanie, mais elle a récemment déposé une demande d’agrément en France auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), jugée plus tatillonne sur les licences bancaires. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui explique la nomination, en septembre dernier, de Frédéric Oudéa, ex-directeur général de Société Générale, à la présidence non exécutive de Revolut pour l’Europe de l’Ouest.
« Nous sommes en dialogue continu et constructif avec nos régulateurs, y compris avec la BCE » a réagi Revolut. « Nous nous engageons à respecter les plus hauts standards de gouvernance et de gestion des risques. Conformément aux attentes des autorités de supervision, nous renforçons régulièrement notre environnement de contrôle interne et nos processus opérationnels », ajoute le porte-parolat de la banque.
Selon le Financial Times, la BCE aurait constaté des lacunes dans la gouvernance, la gestion des risques et la conformité, alors même que la néobanque multiplie le lancement de nouveaux produits, un développement comparé à celui « de missiles autoguidés ». En clair, le superviseur s’inquiète d’un rythme d’innovation plus rapide que ce que pourrait suivre la banque.
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