La modernisation d'Orly permettra t-elle d'accueillir des A380 à l'avenir ?
Fabrice Gliszczynski
Fabrice Gliszczynski
En présentant ce mercredi le projet de modernisation d'Orly dévoilé par La Tribune le 3 octobre le PDG d'Aéroports de Paris (ADP), Pierre Graff, contraint de quitter ses fonctions le 11 novembre, date à laquelle il aura atteint la limite d'âge (65 ans), a voulu d'emblée déminer certains sujets qui font tousser les riverains. Oui la superficie d'Orly sera bel et bien augmentée de 100.000 mètres d'ici à 2018 (soit 30%) mais « sans augmentation des capacités des aérogares originelles ». L'espace supplémentaire (un bâtiment de jonction entre Orly ouest et Orly sud ainsi qu'une nouvelle salle d'embarquement de 20.000 mètres carré sera donc utilisée, dit-on, pour améliorer la fluidité des passagers et l'amélioration de la qualité des services avec notamment la mise en place de commerces. Pour autant, ces nouvelles installations permettront d'accueillir plus de passagers si ce phénomène devait se produire (le trafic annuel est de 27 millions de passagers).
"L'A380 fait peur" aux riverains
En outre pas question de demander une modification du couvre-feu à Orly ni du plafonnement de l'aéroport à 250 000 mouvements annuels (atterrissages et décollages), deux décisions qui appartiennent à l'Etat. Cette limite pousse d'ailleurs les compagnies à utiliser des appareils de plus grande taille pour pouvoir transporter davantage de passagers. Sur ce point, Pierre Graff a voulu écarter les craintes des riverains concernant l'arrivée éventuelle de l'A380 à Orly avec ce projet de modernisation. «Je n'ai pas connaissance d'une compagnie aujourd'hui présente à Orly vouloir exploiter l'A380 », a-t-il dit, indiquant que « l'A380 faisait peur » aux riverains en raison de ses capacités.
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Les A380 pourront être au contact du terminal
Pour autant, rien n'empêchera une compagnie aérienne à exploiter des A380 à Orly à l'avenir. Au contraire, car les futures installations pourront l'accueillir dans de meilleures conditions qu'aujourd'hui. En effet, en tant qu'aéroport de déroutement de l'A380 en cas d'incident, Orly peut déjà accueillir cet appareil mais, dans cette éventualité, l'avion est « garé » au large «au large » (il n'est pas au contact du terminal). Avec la nouvelle salle d'embarquement pour les vols internationaux, les A380 pourront aller jusqu'à la salle d'embarquement. Celle-ci sera en mesure d'accueillir de gros volumes de passagers.
Fabrice Gliszczynski
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