Les demandes de colocations explosent à Toulouse, mais l'offre ne suit pas
Loïc Molinier
Loïc Molinier
En cette période de transition entre deux années scolaires, beaucoup d'étudiants commencent à se lancer à la recherche d'un futur logement. Et un certain nombre d'entre eux opte pour la colocation. En effet, vivre à plusieurs offre certains avantages, comme un loyer moins cher pour un espace plus grand.
Cette semaine, l'Unis (Union des syndicats de l'immobilier) de Midi-Pyrénées a rendu publics les résultats d'une enquête sur la colocation au sein de la Ville rose.
Au vu des résultats de cette enquête, le constat est sans appel : entre 45 et 55 % des demandes de colocations ne peuvent aboutir. Les professionnels de l'immobilier font donc face à un problème. En effet, les T3 et T4 sont les types de logements principalement visés par les jeunes qui souhaitent se lancer dans une colocation, mais, selon Janine Redon, "il n'y en a pas suffisamment sur Toulouse."
D'autant plus que, toujours selon Janine Redon, les derniers décrets de la loi Alur compliquent également la procédure pour acquérir un bien en colocation.
Cependant, malgré un manque de T3 et T4 adaptés à la colocation à Toulouse, la demande n'a jamais faibli. "50 % des T3 et T4 toulousains sont aujourd'hui occupés par des colocataires, un chiffre quasi similaire à l'année 2011", explique Janine Redon.
La présidente de l'Unis a remarqué que, pour faire face au manque d'offres adaptées des professionnels de l'immobilier, les colocataires ont modifié leurs attentes.
Les futurs colocataires ont également accès à de nouveaux outils de recherche, notamment des sites internet qui proposent des idées de colocation entre des personnes qui ne se connaissent pas, mais avec des envies similaires.
Aujourd'hui, le marché de la colocation à Toulouse est donc un marché où la demande ne cesse de croître malgré une offre pas forcément adaptée. Il faut également noter qu'actuellement, "la colocation n'est plus réservée exclusivement aux étudiants. De nombreuses personnes qui rentrent dans la vie active et qui n'ont pas forcément les moyens de se payer un loyer optent pour ce type de location", assure Janine Redon, la présidente de l'Unis.
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