Immobilier : pourquoi les prix baissent à Toulouse
Céline Labesque
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Le prix médian d'un appartement ancien est de 3 170 euros à Toulouse, soit une baisse de 3,1%.
Rémi Benoit
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Le prix médian d'un appartement ancien est de 3 170 euros à Toulouse, soit une baisse de 3,1%.
Rémi Benoit
L'immobilier dans le sud-ouest voit-il le bout du tunnel ? Si le marché reste fragile en Haute-Garonne, le premier trimestre 2025 est encourageant selon la chambre des notaires qui dresse son bilan biannuel. « On peut dire que l'on assiste à un atterrissage de la baisse des volumes de vente, qui laisse présager une stabilisation à venir », explique Me Frédéric Giral, délégué chargé de l'immobilier pour la Haute-Garonne. « On a le sentiment que cette chute, que l'on ne voyait pas s'arrêter, est en train de se stabiliser » ajoute-t-il.
Ces deux dernières années ont en effet été marquées par une crise sans précédent pour le marché immobilier. « Après l'effet post-Covid, il y a eu un retournement avec une descente assez verticale des ventes liée à la remontée soudaine des taux d'intérêts », note le notaire. Pour la première fois, la tendance ralentit fortement sur l'ensemble de l'année 2024 : les ventes ont diminué de 7,6%, tous bien confondus, soit 23 920 ventes, alors qu'à la fin du premier semestre 2024 cette baisse était encore de 28% et de 31% sur l'ensemble de l'année 2023. Illustration avec les appartements anciens, qui constituent la majeure partie du marché : 10 470 ventes ont été réalisées en 2024, contre 11 670 en 2023 et 15 220 en 2022.
Seul le marché des appartements neufs fait figure d'exception en 2024, avec un sursaut de 19% de volume de ventes, soit 3 790 ventes, contre 3 190 en 2023. Une tendance qualifiée d'« épiphénomène » par Me Frédéric Giral, « en raison notamment de la fin du dispositif Pinel au 31 décembre, qui a eu un impact conséquent sur les ventes de l'année. »
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À noter que le marché des terrains à bâtir, en grande souffrance, subit toujours de plein fouet cette crise immobilière : - 38% de ventes en 2024, contre - 42% en 2023. « Historiquement, c'est le rêve du pavillon individuel mais aujourd'hui beaucoup d'acquéreurs s'en détournent car cela devient très cher à cause notamment de l'augmentation du coût des matériaux », interprète Frédéric Giral.
Céline Labesque