Giorgio De Chirico, la fabrique des rêves

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On l'attendait, cette exposition. Giorgio De Chirico (1888-1978) n'avait pas eu les honneurs d'un musée parisien depuis vingt-cinq ans. Pourtant, l'artiste est d'importance. Ne serait-ce que parce qu'il est « l'inventeur de la peinture métaphysique ».Ami de Guillaume Apollinaire, de Picasso, de Derain, de Braque, de Picabia ou encore de Max Jacob, De Chirico a débarqué à Paris en 1911 de son Italie natale. Dans sa boîte à couleurs : du rêve, de l'onirisme. Une dimension surréaliste liée à un certain classicisme. Rien à voir avec les Belges Magritte ou Delvaux, non?! au c?ur de l'inconscientDe Chirico plonge au c?ur même des mythologies, de l'inconscient. Il crée un vocabulaire qui n'appartient qu'à lui. Profondément italien, on pourrait même dire romain dans le sens antique du mot.Ses premières influences, on les trouve du côté du peintre symboliste suisse Arnold Böcklin et de l'école de Munich. Mais ce qu'il introduit dans ses propres compositions, c'est une vision onirique de l'architecture qu'il transforme en énigmes, en jeu de piste pour l'inconscient. Et tout devient métaphysique. Riche de près de 200 tableaux, sculptures, ?uvres graphiques empruntés aux plus grands musées du monde ou à des collectionneurs privés, cette exposition propose également une sélection d'archives. Elle suit le trajet linéaire de cet artiste qui n'est jamais resté figé dans un style, jouant autant sur les variations classiques que sur le baroque. Laissant à l'homme la possibilité de s'introduire dans son univers, aussi figé qu'une statue romaine.Jean-Louis Pinte

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