L'ère des capitaux abondants et peu chers est terminée

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Les pays en développement (PED) risquent de continuer à payer un très lourd tribut à la crise financière internationale qui a secoué la planète, selon l'édition 2010 des Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale. Certes, la reprise se confirme parmi les pays du Sud avec des taux de croissance du PIB qui pourraient atteindre 5,2 % cette année et 5,8 % en 2011, après 1,2 % en 2009. Mais « la reprise ne sera pas suffisante pour compenser l'impact de la récession en 2009 [? 2,2 %] notamment au niveau de l'emploi », le chômage s'étant fortement développé, explique Andrew Burns, principal auteur du rapport. « Il faudra des années pour éponger les pertes économiques », affirme la Banque mondiale, qui chiffre à 64 millions la hausse du nombre de personnes qui vivront avec moins de 1,25 dollar par jour en 2010.ConséquencesCause de ce sombre pronostic, l'ère de l'argent abondant est finie. « Au cours des cinq à dix prochaines années, l'aversion accrue pour le risque, une réglementation plus prudente et la nécessité d'adopter des pratiques de prêts moins libérales se traduiront par une raréfaction et un renchérissement des capitaux destinés aux PED », indique l'institution. Conséquences, les pays les plus pauvres pourraient manquer de 35 à 50 milliards de dollars de ressources « rien que pour financer les programmes sociaux en place avant la crise ». Et les taux de croissance des pays du Sud pourraient être amputés de 0,2 à 0,7 point de pourcentage au cours des cinq à sept prochaines années par rapport à ce qu'ils auraient été si l'argent était resté abondant. Laurent Chemineau

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