L'OPEP ne s'émeut guère des prix du baril de pétrole

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Les enjeux politiques du Moyen-Orient sont sa priorité.

La paralysie des exportations pétrolières de la Libye semblait engagée mardi, avec les trois principaux ports du pays bloqués, et le flux du pipe-line reliant le pays à l'Italie très ralenti. Le baril de brent a franchi un nouveau cap depuis 2 ans et demi à 108,57 dollars. La tension est d'autant plus palpable que les principaux pays producteurs ne semblent pas avoir l'intention de réagir immédiatement, même si le ministre saoudien du pétrole, Ali Al-Naïmi, a déclaré mardi lors du Forum International de l'Energie à Riyadh qu'une réunion étant envisageable en cas de problèmes sérieux en Libye.

souhait du retour au calme

« Les gouvernements de plusieurs pays de l'OPEP ressentent le besoin de ressources supplémentaires pour financer des dépenses sociales ou de sécurité face aux revendications croissantes. Ce qui explique que le baril à 100 dollars ne leur pose pas de problème », estimait lundi le Center for Global Energy Studies dans son rapport mensuel. Le cartel a toujours été plus rapide à interrompre l'effondrement des prix plutôt que leur envol. Le pétrole, partiellement à l'origine des révoltes des pays du Maghreb et du Moyen-Orient puisqu'il a participé à l'inflation, est donc aussi considéré comme un remède. S'il l'est pour les plus gros producteurs de pétrole, comme l'Arabie Saoudite, il l'est moins pour les autres. Mais le plus gros pays producteur de la région devrait continuer à imposer ses vues à l'Opep ; et l'intérêt de l'Arabie Saoudite passe avant tout par le retour au calme. « Tant que la tempête politique ne sera pas atténuée dans la région, les marchés du pétrole passeront en second, quel que soit le niveau de prix du baril », confirme Amrita Sen chez Barclays Capital, qui estime que la répression sanglante des révoltes au Bahreïn pourrait s'avérer plus lourde de conséquence pour les marchés pétroliers que la situation en Libye. Dans ce paysage troublé, les points de vue sur les perspectives de cours divergent. Alors que Goldman Sachs a relevé mardi sa prévision de prix moyen pour le baril de brent à 110 dollars pour cette année, la Société Généralecute; Générale envisage plutôt un tassement « de la prime de risque géopolitique de 10 dollars que subit aujourd'hui le baril. Soit un baril à 98 dollars pour cette année.

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