Les professionnels du capital-investissement préfèrent désormais le Brésil à la Chine

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Selon un sondage, 73 % des gérants tablent sur un rendement supérieur des émergents.

L'Association des professionnels du capital-investissement sur les marchés émergents (EMPEA) ne cache pas sa satisfaction. Selon la dernière enquête de cette organisation de plus de 290 membres présents dans cinquante pays et ayant 900 milliards de dollars d'actifs sous gestion, « l'intérêt affiché par les investisseurs institutionnels à l'égard du capital-investissement dédié aux marchés émergents se situe à son plus haut niveau ». Ces opérateurs comptent faire passer la part de leurs affectations consacrées à ces régions de 16 % à 20 % au cours des deux prochaines années, contre une fourchette actuellement comprise de 11 % à 15 % selon les sondés. De plus, « 73 % des investisseurs institutionnels tablent sur une surperformance des fonds émergents créés en 2011 par rapport aux fonds des marchés développés du même millésime », rapporte l'enquête.

« Bien que la Chine et l'Inde demeurent aux premiers rangs des intentions d'investissement des institutionnels, les opérateurs se tournent également vers les marchés moins pénétrés d'Amérique latine et d'Asie du Sud-Est », constate Sarah Alexander, la présidente de l'EMPEA.

L'enquête révèle que le Brésil a dépassé la Chine pour s'imposer en tant que « marché le plus attrayant pour les transactions réalisées par les équipes de gestion » au cours des douze prochains mois. Ce qui ne devrait pas surprendre le britannique 3i. Voilà deux semaines, le groupe a annoncé son « expansion » au Brésil, avec la nomination de Marcelo Di Lorenzo, transfuge de Standard Bank Private Equity, pour diriger sa nouvelle équipe dans le pays. Le groupe compte y investir de 30 à 100 millions de dollars par transaction dans des entreprises dont la valorisation est inférieure à 200 millions de dollars.

Dans l'enquête de l'EMPEA, 63 % des sondés affirment que le « risque politique » est « susceptible de les décourager » de pénétrer le marché russe. Certains grands établissements ont pourtant décidé de s'y installer ou de s'y renforcer. C'est le cas de Blackstone qui vient d'implanter une « petite tête de pont » à Moscou, a indiqué la semaine dernière Tony James, le directeur exécutif du groupe américain, et de Credit Suisse qui va créer un fonds de 1 milliard de dollars avec OAO Sberbank.

L'Asie n'est pas délaissée, les marchés de la région bénéficiant des attentes les plus élevées, avec 78 % investisseurs qui anticipent des rendements annuels supérieurs ou égaux à 16 %. Les gérants de hedge funds sont aussi enthousiastes qui prévoient d'investir 19 milliards de dollars dans les émergents en 2011, selon Barclays Capital.

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