Côte d'Ivoire : bientôt une académie de lutte contre le terrorisme

armée Côte d'Ivoire
Reuters

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Comme manifesté par les chefs d'Etat français, Emmanuel Macron et ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, en marge du sommet Union africaine-Union européenne, les pays africains pourraient bientôt disposer d'un centre de formation pour renforcer leurs capacités en matière de la lutte anti-terroriste.
Ce jeudi 18 octobre à Jacqueville (à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest d'Abidjan), le ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko, et son homologue français en charge de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ont lancé les travaux d'une Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT). Cette école de haut niveau et internationale porte une vision totalement intégrée dans une approche interministérielle et continentale.
«Il s'agit de prévenir un fléau qui déstabilise l'Afrique et le monde, un acte qui va permettre à nos populations de vivre en quiétude [...] Cette académie va permettre d'anticiper, de devancer ces actes [...] Nous souhaitons que ces travaux se déroulent rapidement. [Ce centre] sera adossé à une base des Forces spéciales qui vont en assurer la sécurité», a commenté Hamed Bakayoko.
A noter que l'AILCT sera dédiée aux acteurs de la lutte contre le terrorisme en situation de responsabilité et issus des ministères de la Justice, de l'Intérieur et des forces armées. L'idée, explique-t-on, est de favoriser la prise en compte globale du terrorisme, depuis le renseignement jusqu'au traitement judiciaire en passant par l'action des forces spécialisées.
Les formations administrées, à l'attention de cadres de divers horizons, devront favoriser les échanges de bonne pratique, la connaissance mutuelle entre acteurs comme le développement de synergies locales et régionales. Ceci devrait faciliter une interopérabilité des modes d'action.
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L'Académie disposera des technologies de l'heure pour la formation des bénéficiaires. Son camp d'entraînement abritera des installations spécifiques dont des infrastructures de tir, diversité de milieux, urbain, maritime, lagunaire et 3D, certifiées par les unités d'élite françaises, à savoir le Commandement des opérations spéciales, les Groupes d'intervention de la gendarmerie nationale ou de la police nationale (GIGN et RAID).
Le camp offrira des conditions d'entraînement et d'enseignement optimales, de sorte à permettre aux bénéficiaires une meilleure formation anti-terroriste. «C'est contre le terrorisme que nous avons décidé de lutter ensemble. C'est pour affirmer notre détermination à mener ce combat côte à côte que nous sommes réunis ici [...] Cette académie permettra d'avoir une collaboration renforcée, des outils de riposte coordonnés et concertés contre le terrorisme», a souligné pour sa part Jean-Yves Le Drian, avant d'ajouter que «la France est partenaire totale de cette initiative. C'est un partenariat essentiel pour la sécurité de la Côte d'Ivoire et de l'ensemble de la région».
L'Académie dispose également d'un institut de recherche stratégique pour le partage de doctrines, l'analyse de la menace, l'échange de retours d'expérience entre les différents partenaires.
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D'un coût estimé à 20 millions d'euros (13,1 milliards de Fcfra), les travaux de cette académie dureront 10 mois. L'académie sera bâtie sur une superficie de 1 171 hectares et sera composée de deux grands espaces : les bâtiments de l'académie sur près de 200 hectares et d'un espace dédié à l'entraînement des unités spéciales étalé sur quelque 1 000 hectares.
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