Décalage de la CAN 2021: la Côte d’Ivoire s’insurge, le Cameroun menacé

CAN 2021
Reuters

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La Côte d'Ivoire se refuse à devenir la victime collatérale du retrait de l'organisation de la CAN 2019 au Cameroun. Tour à tour, la Fédération ivoirienne de football (FIF) et le ministère ivoirien des Sports ont déployé tout leur zèle dans les médias en signe de protestation.
«Nous avons pris cette décision de décaler, car nous avons vu que la Côte d'Ivoire aussi n'est pas prête pour 2021», affirme Ahmad Ahmad dans une interview à nos confrères d'Afrique Media. Dans des justifications quasi similaires avancées lors du retrait camerounais, le président de l'instance dirigeante du football africain a confirmé le retrait de l'organisation de la CAN 2021 à la Côte d'Ivoire, trois jours seulement après avoir douché les espoirs camerounais à la réunion d'Accra.
Dans un courrier adressé à la CAF, la Fédération ivoirienne de football (FIF) pour la « préservation des acquis afférents à la CAN 2021 » dont l'attribution lui avait été accordé en septembre 2014. Les autorités sportives ivoiriennes ont démenti avoir été contactées par les instances de la CAF avant l'annonce par voie de presse de cette décision de décaler toutes les CAN à partir de l'édition 2021. L'affaire pourrait aller loin.
Même si elles n'ont pas encore fait prospérer officiellement l'idée, la FIF discuterait en interne afin d'établir la marche à suivre face à l'annonce de la CAF. Des remontées d'informations qui parviennent à La Tribune Afrique, une de ses solutions envisagées serait de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le Cameroun y avait pensé un temps pour faire valoir ses droits à l'organisation de la CAN.
En réalité, il ne faut pas être dans le secret des couloirs sportifs africains pour savoir que la CAF a voulu jouer les équilibristes. En réattribuant la CAN 2021 au Cameroun, l'instance dirigeante a voulu se rattraper pour que les 1500 milliards d'investissements du Cameroun ne soient pas tous perdus. Un lot de consolation destiné à calmer la colère et la protestation de ce pays de football. Mais pour louable que puisse être sa décision, la CAF semble donner l'impression d'une organisation qui navigue à vue, gérant les situations en fonction de l'urgence du moment et surtout de ses intérêts.
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Comment en effet comprendre que la CAF soit capable de déterminer trois ans à l'avance, le degré d'impréparation de la Côte d'Ivoire alors que sa décision sur le Cameroun a été prise à la dernière minute? La Côte d'Ivoire est-elle fautive d'un retard dans la livraison des infrastructures du Cameroun? Ces questions trouveront difficilement une réponse objective auprès d'une CAF qui se voit en gardienne du football, une institution soucieuse de l'image et de l'avenir du football africain.
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Finalement, le degré d'impréparation pointé par la CAF pour chambouler tout le calendrier de la plus prestigieuse compétition sportive du Continent, cache peut-être un manque d'exigences dans les conditions d'attribution de la compétition. C'est peut-être là qu'il faut agir, pour l'image du football africain.
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