Tchad : plus de 3 000 fonctionnaires risquent la radiation de leurs postes
Aboubacar Yacouba Barma
Aboubacar Yacouba Barma
L'opération d'assainissement des effectifs de la fonction publique au Tchad pour la maîtrise des dépenses budgétaires, engagée depuis quelques années par le gouvernement, se poursuit. En ce mois d'août, ils sont 3 356 fonctionnaires dont les salaires seront suspendus s'ils ne régularisent pas leur situation. Ils seront considérés comme des agents fictifs ou détenteurs de faux diplômes et seront alors être radiés de la fonction publique.
Cette décision du ministre de la Fonction publique, Ali Mbodou Mbodoumi, fait suite à un audit du fichier des agents publics qui a relevé que près de17 000 dossiers présentent des anomalies. Par la suite, 14 000 d'entre eux ont pu régulariser leur situation, mais selon le ministre, «3356 ne se sont pas présentés pour confirmer leur intégration à la fonction publique. Ils ne percevront pas, par conséquent, leur salaire du mois d'août».
Selon les autorités tchadiennes, il s'agirait pour l'heure d'une suspension de salaires. Les fonctionnaires indexés pourront d'ici la fin du mois fournir les documents attestant leur intégration et ainsi régulariser leur situation.
A travers cette opération, le gouvernement entend assainir la fonction publique et surtout maîtriser les dépenses budgétaires à travers notamment une réduction du coût de la masse salariale. Il s'agit d'un objectif convenu avec le FMI, dans le cadre du programme d'assistance technique et financière dont bénéficie le pays, depuis qu'il a été plongé dans une grave crise économique, à la suite de la baisse des cours du pétrole entamée en 2014.
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Selon les syndicats, l'opération d'assainissement entreprise par le gouvernement pourrait permettre de rétablir les salaires des fonctionnaires, ponctionnés depuis janvier 2018 sur décision du président Idriss Déby Itno, afin de permettre au pays de sortir de la conjoncture.
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