• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Politique - La Tribune AfriqueLeadership - La Tribune Afrique

Ghana : Jerry Rawlings, « l’un des rares présidents africains que le pouvoir a éduqués »

Photo de Ristel Tchounand

Ristel Tchounand

Publié le 16 novembre 2020 à 12:29 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 03:26

Jerry Rawlings

Photo d'illustration

Reuters

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le Ghana observe un deuil national de sept jours depuis vendredi 13 novembre suite au décès à 73 ans de l’ancien président Jerry Rawlings, considéré comme le père de la démocratie ghanéenne. L’annonce de sa disparition jeudi a ému l’Afrique entière, tant son leadership a résonné au-delà des frontières de cette économie prometteuse, deuxième producteur mondial de cacao. Si des économistes d’Afrique et d’ailleurs saluent un combattant de la corruption, une analyse objective permet, un tant soit peu, de jeter la lumière sur ce qu’a été le leadership économique du premier président élu...

... ement dans cette nation ouest-africaine.

« Un grand arbre est tombé et le Ghana s'est appauvri par cette perte », résume le président Nana Akuffo Addo dans sa communication qui annonce le deuil national de sept jours à compter de vendredi 13 novembre, suite au décès de Jerry John Rawlings survenu jeudi 12 novembre à l'hôpital universitaire Korle-Bu d'Accra, après une semaine d'hospitalisation. Sur cette période, les principaux partis politiques ont suspendu leur campagne en vue de l'élection présidentielle du 7 décembre.

Président du Ghana de 1981 à 2001, Jerry Rawlings arrive au pouvoir après trois coups d'Etat dont la première tentative fut un échec. Le militaire très fougueux à ses débuts affinera son leadership avant de devenir en 1992, le premier président démocratiquement élu du Ghana. Depuis lors, son pays est l'un des rares d'Afrique connaissant des transitions politiques pacifiques et régulières.

« Il a posé des bases de la prospérité économique »

Au-delà de cette réputation démocratique, le Ghana est devenu l'une des économies les plus robustes et prometteuses du continent. Deuxième producteur mondial de cacao après la Côte d'Ivoire, le Ghana dispose d'un sous-sol riche de nombreuses ressources tant naturelles qu'agricoles : bauxite, aluminium, or, diamant, manganèse, café, noix de cajou, noix de coco, ananas, ... Depuis le début des années 2000, sa croissance du PIB a généralement affiché une tendance haussière, à quelques exceptions près. Pour certains économistes, si tout ne s'est pas fait pendant la présidence de Rawlings, ce dernier « a [cependant] posé d'une certaine manière des bases de la prospérité ghanéenne », confie dans un entretien avec La Tribune Afrique l'économiste international Papa Demba Thiam qui a côtoyé l'ancien président.

Au cours de sa longue carrière internationale, notamment à l'OCDE et à la Banque mondiale, Thiam a travaillé sur le Ghana entre 1988 et 2009. « Ce qui m'a frappé au Ghana c'est que la plupart des dirigeants ont chacun donné un visage différent au pays, mais leurs actions se sont généralement inscrites dans la continuité de ce qu'a fait Rawlings », remarque-t-il avant de souligner « la particularité » de ce leader. « Comme tout le monde, il fait des erreurs, beaucoup d'erreurs. Mais Jerry Rawlings est l'un des rares présidents africains qui a grandi au pouvoir et que le pouvoir a éduqués. Arrivé à la tête du Ghana à 29 ans, on sentait qu'il apprenait du fait d'être au pouvoir. Autant il avait une voix de stentor et était intimidant, autant il était capable d'écouter. En général quand les gens arrivent au pouvoir très jeunes, leur jeunesse leur est volée. Mais ce n'était pas vraiment son cas ».

Anti-corruption, parcours périlleux et salutaire vers la stabilité de l'économie

Sur le plan des performances économiques, les premières années de Rawlings au pouvoir ne sont pas extraordinaires, d'autant qu'il arrive dans un contexte d'inflation galopante et d'important déficit budgétaire. Le leader est surtout préoccupé par sa croisade contre de la corruption qui est un véritable fléau au Ghana à cette époque. Les sanctions sont sévères et consistent parfois en des exécutions dont il exprimera plus tard des regrets. Durant ces années, la crise économique qui frappe le pays marque également le retour de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) dont les programmes contraignent Rawlings à des ajustements structurels qui divisent l'opinion.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

« Beaucoup de gens, même dans son entourage, étaient étonnés de le voir recourir aux institutions de Bretton Woods, parce que Jerry Rawlings était un anti-institution capitaliste. Mais il s'était retrouvé face au besoin crucial de payer ses troupes et d'alimenter les caisses de l'Etat. Après il faut dire que pendant les premières années de Jerry, personne ne pouvait broncher. Et c'était aussi la preuve que les programmes de la Banque mondiale et du FMI ne pouvaient être vraiment appliqués que dans des régimes autoritaires. », analyse l'auteur de « Stratégie d'interface : intégration économique et développement » paru en 1991. « Naturellement, ajoute-t-il, la Banque mondiale et le FMI étaient très contents de pouvoir dire que même des révolutionnaires comme Jerry Rawlings appréciaient leurs programmes. Ce qui a incité d'autres pays africains à lui emboiter le pas ».

Même si un programme de la Banque mondiale, lancé sous Rawlings en 1999 et poursuivi sous John Kufuor et sous John Atta Mills, a permis de créer 305 000 emplois et emmené 12,6 milliards d'investissements étrangers selon des sources concordantes, les dirigeants ghanéens ont parfois  montré une certaine réticence aux programmes des institutions de Bretton Woods, comme l'a fait Nana Akuffo Addo en 2018. En cause : « l'engrenage d'endettement et donc de perte de souveraineté dans laquelle ces programmes entrainent les pays, argue l'économiste. C'est d'ailleurs ce qui a emmené John Kuofor à être le premier président d'Afrique de l'ouest à refuser l'assistance du FMI ».

Au fond, la croisade anti-corruption de Rawlings visait à assainir l'économie. Il révèlera d'ailleurs sa vision à ce sujet : « Je ne demande rien de moins qu'une révolution, quelque chose qui transformerait le pouvoir social et économique du pays », rapporte un document datant de 1999. Mais c'est seulement à partir des années 1990 que les réformes entreprises par Rawlings commencent à porter du fruit. L'économie reprend et il devient de plus en plus populaire au point d'être aisément élu en 1992, puis en 1996. « A son arrivée au pouvoir au début des années 1980, la priorité ne pouvait pas tellement être le développement économique, mais plutôt l'édification d'un Etat de raison au Ghana pour le développement du sens civique et moral », estime Thiam. « Ensuite, poursuit-il, Rawlings a travaillé à instaurer la sécurité au Ghana, parce que le travail qu'il a abattu sur ce plan était tel qu'en son temps, vous pouviez laisser votre sac muni de choses précieuses sur un banc et personne n'osait y toucher. A mon avis, ses successeurs ont trouvé une situation propice au développement économique. Aujourd'hui, le Ghana est un modèle pour l'Afrique ».

« Initialement chaotique, puis autoritaire et enfin démocratique »

Jeffrey Haynes, professeur émérite de politique et coordinateur de la gouvernance et des relations internationales à la London Metropolitan University a mené des travaux de recherche sur le leadership de Rawlings de la fin des années 1980. Dans une publication sur Quartz à l'occasion de la disparition de l'ancien président ghanéen, il résume ainsi son analyse : « le gouvernement de Rawlings, initialement chaotique, puis autoritaire et enfin démocratique [...] a réussi à amener le Ghana à travers les incertitudes des années 1970 à l'équilibre politique et à l'équilibre économique comparatif des années 1990 et au 21e siècle. »

Sur Twitter, l'économiste français et fondateur de Bank of Africa Paul Derreumaux, qui a longtemps travaillé sur l'Afrique, décrit un « Capitaine-Président » qui a combattu la corruption « avec force ».

Pour l'économiste camerounais Célestin Monga, Jerry Rawlings, militaire putschiste de son état, « a montré qu'il existe une éthique militaire ».

« Même le diable serait obligé d'exécuter la volonté du peuple »

À lire également

  • Ghana: contraction du PIB, une première depuis 1983
  • Banque africaine de développement : Immersion au cœur de 56 ans de leadership stratégique
  • RDC : l’affaire Dan Gertler ou l’urgence du changement d’un « système de gouvernance prédateur » ?
  • PwC : comment une bonne gouvernance peut améliorer les économies des Etats africains

Une des  sorties médiatiques de Jerry Rawlings que le monde retiendra certainement et qui correspond inéluctablement au témoignage de ceux qui ont connu de près son leadership a été délivrée dans les années 1980:

« Ce dont nous avons besoin dans ce pays, c'est de faire en sorte que si le diable lui-même venait à gouverner le Ghana, certaines procédures, certaines pratiques l'empêcheraient de faire ce qu'il veut. Il serait obligé de faire ce que le peuple attend de lui ».

Ristel Tchounand

Sur le même sujet

  • 1

    En Côte d’Ivoire, l’économie peut-elle supporter le coup politique ?

  • 2

    A Rabat, l'économie au coeur des échanges entre Mohammed VI et l'Alliance des Etats du Sahel

  • 3

    « Les partenariats conclus avec la France placent le Maroc comme corridor unique entre l’Afrique et l’Europe »

  • 4

    Macron à Rabat ou comment le partenariat France-Maroc peut « inspirer » la coopération Europe-Afrique