« Il s'agit d'un mécanisme bien réfléchi pour introduire l'économie numérique dans la vie des citoyens français »

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Andrei Zimin, PDG de la société fintech Exscudo
Andrei Zimin, PDG de la société fintech Exscudo (Crédits : DR)
Andrei Zimin, PDG de la société fintech Exscudo, nous explique son point de vue sur la crypto-industrie et son évolution dans les années à venir.

Le gouvernement français a adopté récemment un projet de loi qui réglemente crypto-industrie du pays. Qu'en pensez-vous, est-ce une bonne décision de la part du gouvernement français ou est-elle encore inactuelle, considérant l'absence de la régulation des crypto-monnaies dans d'autres pays européens ?

C'est une bonne décision, mais la régulation des crypto-monnaies, même si elle n'est pas sous forme pure dans certains pays de l'UE, n'en diffère pas trop par ses exigences du contrôle financier habituel, par exemple, l'Estonie qui a déjà introduit le 5ème amendement à la PSD2 cette année.

Pourquoi le sujet de la tokenisation d'actifs est-il tant d'actualité à présent ?

Si le mécanisme fonctionne correctement, la transition des entités d'un simple plan numérique (centralisé) vers un plan décentralisé est un cas chic de gestion d'actifs, car il supprime la méfiance et frod en tant que classe, en le complétant avec des possibilités d'échange presque sans restriction.

La France pourrait-elle encore dynamiser l'économie grâce au développement du marché des actifs numériques ?

Peut-être, mais en outre de la réglementation et des charges, il est nécessaire de travailler avec le marché, de penser au développement et de prendre de vraies mesures afin de populariser la technologie (par exemple, obliger les banques à ouvrir des comptes pour des projets de crypto-monnaie et décrire en clair les règles du jeu dans le contexte juridique).

Pouvez-vous imaginer la France comme une crypto-nation où la tokenisation est présente dans tous les domaines de la vie ?

Ce qui est important c'est l'essence même de l'introduction d'une telle réglementation, ce que cela va offrir aux participants du marché en plus des restrictions. La conduite commerciale dans ce domaine est un événement très onéreux, et la prise de décision de placer dans une zone particulière c'est une décision très difficile. Un simple changement de locaux, même formel, coûte à la société des centaines de milliers d'euros, et les dommages causés par la manque de conduite des affaires peuvent se compter par des millions pour chaque jour de déconnexion des services des utilisateurs. C'est pourquoi il ne s'agit pas d'une action occasionnelle, mais d'un mécanisme bien réfléchi pour introduire l'économie numérique dans la vie des citoyens français au niveau du gouvernement, interagir avec les acteurs du marché, être capable d'entendre et de comprendre les demandes de l'industrie. Dans ce cas, la France sera en mesure de créer un climat favorable pour les acteurs du marché et d'attirer l'attention du monde.

Ce projet de loi laissera-t-il prévenir le blanchiment illicite d'argent auquel de nombreux États du monde sont confrontés en effectuant des opérations avec crypto-monnaie ?

Non ! La réglementation a-t-elle résolu le problème du blanchiment d'argent dans le domaine de la monnaie fiduciaire ? - Non. Et l'histoire du blanchiment d'argent par le biais de crypto-monnaies ou de financement par le biais de crypto-monnaies d'entreprises illégales est un mème fastidieux. Tout le chiffre d'affaires d'une telle activité ne sera pas un millième du chiffre d'affaires en monnaies fiduciaires. Ce problème est-il résolu efficacement aujourd'hui ? - Pas particulièrement. La crypto-monnaie est la moins appropriée dans telles opérations, car elle est 100% transparente.

Le gouvernement français prévoit d'investir 4,5 milliards d'euros dans l'innovation de la chaîne de blocs au cours des 5 prochaines années. La France va-t-elle dépasser les autres pays européens en termes économiques ?

Cela donnera une certaine croissance, mais l'économie est basée non seulement sur les outils de recensement, de traitement et de stockage de données - tout est secondaire et n'est qu'un service, même si c'est très avancé. L'économie tourne autour des biens et des services, si l'on considère la chaîne de blocs comme un service - alors la France peut essayer d'utiliser l'avantage reçu de ses initiatives et faire évoluer son domaine de compétences avant les autres acteurs du marché, ainsi prendre pied en tant que prestataire de tels services - cela augmentera le PIB, dans ce cas, la croissance de l'économie est évidente, mais peu probable.

L'économie numérique, peut-elle remplacer le reste de l'économie? Est-ce vraiment réalisable ?

Oui, et au cours des 15 prochaines années, cela arrivera.

Votre société, est-elle le développeur de la technologie et des produits de la chaîne de blocs. Pourriez-vous nous détailler les avantages de vos produits ?

Exscudo est un écosystème financier de la dernière génération. Notre objectif principal est de créer un instrument financier qui donnera aux utilisateurs une liberté complète de disposer de leurs ressources personnelles en ayant en même temps un droit plein et incontestable de la propriété. Notre écosystème se compose de plusieurs produits. Nous avons développé la chaîne de blocs EON sur laquelle est construit tout l'écosystème.

Channels est une banque sans succursale de la dernière génération qui permet de stocker, envoyer et échanger de divers actifs numériques. Il prend également en charge la fonction de correspondance sécurisée.

Exchange est un instrument de trading professionnel donnant à nos utilisateurs la possibilité de négocier des changes différents.

La plateforme Merchant est nôtre solution de paiement e-commercial qui vous permet d'accepter les paiements dans de différentes monnaies et cartes bancaires.

Exscudo est lié à Channels, ils ont une large fonctionnalité et permettent de faire des achats dans le monde entier! Tous ces produits ensemble sont créés pour fermer tous les impératifs financiers de nos clients.

Aimeriez-vous travailler sur le marché français ? Quelle serait votre solution proposée à l'économie française en premier lieu et pourquoi ?

Nous y travaillons donc, car la France fait partie de l'UE. Nous aurions a proposé de remplacer le skrining et l'acquiring dans le secteur bancaire par notre technologie - c'est beaucoup moins cher et beaucoup plus fiable.

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