Accompagner la greentech vers un monde bas carbone

En 2012, BNP Paribas créait le WAI, « We Are Innovation ». Ce dispositif réunit toutes les entreprises innovantes françaises que la banque accompagne. Focus sur tous les atouts du WAI pour séduire les start-ups Greentech qui vont changer le monde de demain.

5 mn

Premier plan: Xavier Chopard, Directeur de la Transformation digitale, Innovation & Marketing BNP Paribas ;Cathy Robin, Directrice du Centre d’Affaires Innovation BNP Paribas ; Florent Garcia, Directeur de WAI by BNP Paribas.
Second plan : Philippe Molas, Directeur Général de BNP Paribas Développement ; Stanislas Jannet, Head of Private Capital Markets BNP Paribas ; Anne Toupé, Directrice de participations BNP Paribas Développement ; Cyrille Gonthier, Head of Corporate Finance Portzamparc
Premier plan: Xavier Chopard, Directeur de la Transformation digitale, Innovation & Marketing BNP Paribas ;Cathy Robin, Directrice du Centre d’Affaires Innovation BNP Paribas ; Florent Garcia, Directeur de WAI by BNP Paribas. Second plan : Philippe Molas, Directeur Général de BNP Paribas Développement ; Stanislas Jannet, Head of Private Capital Markets BNP Paribas ; Anne Toupé, Directrice de participations BNP Paribas Développement ; Cyrille Gonthier, Head of Corporate Finance Portzamparc (Crédits : Thibaud Bizé)

Lorsque la BPI les a recensées en 2021, plus de 400 start-ups composaient l'écosystème greentech français. « En 5 ans, leur nombre a été multiplié par 10 », s'enthousiasme Florent Garcia, directeur de We Are Innovation (WAI), le dispositif dédié aux entreprises qui innovent de BNP Paribas. Un dynamisme qu'il attribue à la montée en puissance des attentes des consommateurs et de la société. « La greentech est un domaine où la technologie et l'innovation sont au service de la transition écologique. Les start-ups peuvent jouer le rôle de catalyseur à l'origine de solutions de lutte contre le réchauffement climatique. L'innovation s'exprime ainsi pleinement et permet à tous les acteurs d'accélérer ». Les technologies émergentes couvrent de nombreux segments de marché. La production d'énergie occupe certes une place déterminante, mais l'innovation verte ne saurait se réduire à cela. « Nous accompagnons aussi bien Beem Energy et Lhyfe dans le solaire et l'hydrogène qu'Ÿnsect, dans la production de protéines alternatives pour l'aquaculture, Carbios, dans le recyclage biologique du plastique, ou encore Metron, un logiciel Saas pour réduire l'empreinte carbone de l'industrie », illustre Florent Garcia.

Séduire les Greentech

Des greentech aux profils de croissance variés, mais dont beaucoup ont un point commun, souligne le directeur de WAI : « Elles s'appuient sur des procédés industriels et technologiques vastes à déployer. Elles ont des besoins en capital très élevés et un horizon de rentabilité plus lointain ». Des considérations qui requièrent un accompagnement différent de celui de la vague de start-ups du numérique qui a déferlé il y a dix ans. L'annonce du plan d'investissement public France 2030 témoigne de ce besoin en financement : 8 milliards d'euros seront investis pour accompagner des projets sur l'énergie et la décarbonation de l'économie. Pour les entrepreneurs, les investisseurs et les banques, l'effet de levier est puissant.De son côté, BNP Paribas s'engage auprès de sociétés dont la phase de R&D est intensive, avec un retour sur investissement au-delà de 5 ans. « Nous n'investissons jamais sur une idée, explique Florent Garcia. En revanche, nous accompagnons des startups qui ont besoin de capitaux pour réussir à se confronter au marché. » Leader sur le marché, la banque accompagne déjà près de 80 % du label French Tech 120. Une présence historique auprès des entreprises innovantes qui explique cette proximité avec l'écosystème greentech. De l'early stage à la licorne, BNP Paribas entend bien continuer de développer tout le spectre de la greentech.

Une affaire de rencontres

La notion d'écosystème est d'ailleurs essentielle aux yeux de Florent Garcia. « Nos 100 banquiers spécialisés sur l'univers tech et start-up proposent des solutions allant de la dette bancaire aux métiers de haut de bilan, comme l'aide à la levée de fonds. Nous investissons également en direct ou au travers de fonds. Ce qui nous distingue surtout, c'est d'être le partenaire de confiance qui accompagne les sociétés innovantes et leurs fondateurs sur le long terme. » La rencontre, ce n'est pas seulement celle de plusieurs univers professionnels ou des métiers de la banque et de la greentech, mais aussi celle des start-ups et du marché. Face à d'importants besoins de financement, il n'est pas étonnant que de plus en plus de sociétés de la greentech se tournent vers la Bourse pour trouver des capitaux. « En 2021, nous avons accompagné les introductions en Bourse de 8 start-ups et 6 d'entre elles étaient des greentech », confirme ainsi Cyrille Gonthier, Head of Corporate Finance chez Portzamparc. Montant total levé : 600 millions d'euros. De quoi prouver la forte appétence des investisseurs pour ces sociétés innovantes, tournées vers des besoins d'avenir. « De leur côté, les greentech disposent sur les marchés d'un capital de façon immédiate, ce qui leur permet d'investir massivement sur des projets de long terme, par exemple des unités de production », poursuit Cyrille Gonthier. Sans oublier qu'entrer en Bourse procure également ce dont toute innovation a besoin : une forte visibilité.

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 Rencontre avec Mathieu Lefebvre, CEO de Waga Energy

BNP Wai

Pourquoi faire appel au marché ?

La Bourse est un moyen de lever de l'argent, au service d'un projet environnemental. Waga Energy produit du biométhane, un substitut renouvelable du gaz naturel, en valorisant le gaz des décharges, grâce à sa technologie WAGABOX®. Construire une unité WAGABOX® coûte 3 à 10 M€. De dix en exploitation en 2020, nous visons une centaine d'ici fin 2026, soit un apport de fonds propre d'environ 120 M€.

Qu'est-ce qui a convaincu les investisseurs de souscrire ?

Ils ont une attente élevée sur les critères ESG, or Waga Energy est très bien noté. Être une entreprise innovante, industrielle, française, engagée contre le changement climatique, est aussi très apprécié. Sans oublier d'importantes perspectives de croissance, ce qui se reflète dans la progression de l'action.

Vos conseils pour une greentech qui envisage une IPO ?

Cette décision stratégique très engageante doit être cohérente avec le projet d'entreprise : ce n'est pas une finalité mais un moyen. L'IPO accapare l'essentiel du temps et de l'énergie du management pendant des mois, l'entreprise doit être bien structurée pour continuer à fonctionner. Nous conseillons de recruter une personne dédiée, avec des compétences financières, qui pilote toutes les parties prenantes. Et, évidemment, d'être accompagné, comme nous avons pu l'être par le pôle WAI de Grenoble et Portzamparc.

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