L'IDATE veut tordre le cou aux préjugés sur la 5G

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(Crédits : DR)
À l'occasion du Digiworld Summit des 1er, 2 et 3 décembre, le think-tank européen spécialisé dans l'économie numérique proposera des ateliers et des sessions plénières centrés sur la construction d'un projet industriel et digital européen pour une société positive, durable et inclusive. À l'honneur, les progrès que pourront réaliser les industriels grâce à la 5G, aussi bien en termes de modernisation de la production que d'offres de services innovantes, sans oublier le rôle des territoires, la transition écologique et le développement des compétences pour les métiers de demain.

Alors que l'opinion publique semble pour le moins divisée sur les enjeux du digital et tout particulièrement les apports de la 5G, l'IDATE DigiWorld, think-tank européen spécialisé dans l'économie numérique, éclairera le débat à l'occasion du Digiworld Summit les 1er, 2 et 3 décembre, placé sous le Haut Patronage du Président de la République,

L'événement illustrera par sa conception-même l'apport du digital. En effet, cette édition du DigiWorld Summit sera une expérience immersive 100 % digitale : chaque participant pourra, à distance, contribuer à des ateliers, assister aux sessions plénières, visiter des stands virtuels animés par des avatars et organiser des rendez-vous en fonction de ses centres d'intérêt.

Les débats du Digiworld Summit iront évidemment au-delà de la 5G, car les enjeux du numérique pour l'économie de demain - infrastructures à construire en Europe, éco responsabilité du secteur, souveraineté technologique, résorption de la fracture numérique, formation de nouveaux professionnels... sont nettement plus larges. Et la France et l'Europe accusent déjà un retard. Ainsi, les objectifs de l'Agenda de Lisbonne, adopté en 2000 pour faire de l'Union européenne une grande économie de la connaissance à horizon 2010, n'ont toujours pas été atteints, faute, notamment, d'investissements... Certes, la crise économique induite par la pandémie change la donne. Mais précisément, elle offre une occasion de repenser le modèle économique. À condition, entre autres, que l'apport de la technologie soit reconnu par les citoyens...

Un avantage pour les consommateurs

« Nous sommes inquiets des moratoires qui fleurissent sur les territoires et qui retardent le déploiement de la 5G, précise à cet égard Jacques Moulin, directeur général de l'IDATE DigiWorld. Notre objectif est de clarifier les points de débat ».

Pour cela, le Digiworld Summit s'appuiera non seulement sur les témoignages de dirigeants industriels, de femmes et d'hommes politiques, mais aussi sur des scientifiques reconnus, comme Etienne Klein, physicien et philosophe des sciences. Ce sera l'occasion de démonter, point par point, les préjugés, voire les théories complotistes, qui ont émergé autour de la 5G depuis la COVID-19 notamment...

L'événement donnera également l'opportunité aux entreprises de témoigner des atouts que présente la 5G. Elle permettra par exemple aux industriels, sur les chaînes de montage, dans l'automobile ou autre, de détecter rapidement d'éventuels défauts sur des pièces. De quoi apporter plus de sécurité aux consommateurs. Elle offrira la possibilité aux pompiers d'envoyer des données en flux continu aux hôpitaux pour préparer l'arrivée d'une urgence et à des spécialistes d'étudier des données médicales à distance. De quoi sauver des vies et remédier aux déserts médicaux. Elle permettra aussi d'apporter davantage de sécurité en orientant mieux la foule, en cas d'affluence ou d'attentat. La SNCF y travaille pour les gares.

Si les citoyens veulent profiter de ces avantages, alors il faut agir, tout en s'assurant de maîtriser l'empreinte écologique du numérique, liée en particulier à l'énergie nécessaire pour le fonctionnement d'Internet et des datacenters. Mais grandes entreprises et startups se sont déjà emparées de ce sujet...

« Les batailles du numérique ne sont pas perdues en Europe ! bien au contraire, nous détenons des pépites qu'il faut accompagner », assure en tout cas Jacques Moulin. Mais il faut, en plus des investissements en infrastructures, au niveau européen, s'attaquer à l'éducation. «Il n'y a pas assez de techniciens spécialisés pour déployer la fibre optique en France », regrette-t-il. Charge donc à l'éducation nationale d'en former. Car « au même titre que l'eau et l'électricité sont des services de base, l'accès à l'Internet à haut débit doit l'être aussi ». Alors que zones grises ou blanches entretiennent une fracture numérique et sociale et empêchent certains territoires d'accueillir des entreprises créatrices d'emplois. « D'autant que, pour le gouvernement, la reprise passe aussi par un grand mouvement de relocalisations... », conclut Jacques Moulin.

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Retrouvez les informations de l'événement sur : https://www.digiworldsummit.com/

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