Quel potentiel du digital pour les agriculteurs traditionnels en Afrique ?
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La digitalisation peut représenter un atout même pour la population des agriculteurs traditionnels avec une faible maturité digitale en termes de compétences ou équipements.
Les petits exploitants agricoles (« agriculteurs traditionnels ») font face à plusieurs défis auxquels le numérique peut répondre. Le premier est la diffusion de l'information et de conseil. Le partage en continu de bonnes pratiques concourt de façon décisive à l'amélioration de la résistance des systèmes agro-pastoraux et à l'augmentation durable des revenus et de la production agricole. La digitalisation permet de répondre à ce besoin avec le partage d'informations par radio, appel téléphonique, SMS ou messages WhatsApp, sans nécessiter le déplacement d'un conseiller agricole. A tire d'exemple, le service 3-2-1 conçu par la GIZ, l'agence de coopération allemande, en partenariat avec un opérateur télécom, Airtel, à Madagascar offre par exemple, à travers une hotline, la possibilité aux agriculteurs d'accéder à des conseils agrométéorologiques ou encore à des informations sur les marchés.
L'exploitation de données de télécommunication et de paiement mobile permet d'offrir de nouveaux services aux agriculteurs tels que le micro-crédit ou la micro-assurance. Depuis la fin des années 2000, le continent africain connait une véritable révolution grâce à la mise en place de systèmes de paiement par mobile. La solution KilimoSalama est un système de micro-assurance exploitant les données liées au transfert de fonds par téléphone mobile et provenant de stations météorologiques. Elle est utilisable grâce à un simple téléphone mobile et donc bien adaptée aux contraintes des agriculteurs traditionnels. Cette solution a été proposée par le GIIF (Global Index Insurance Facility) qui est une fondation, multi bailleurs de fonds, soutenue par l'Union Européenne, le Japon, les Pays-Bas et porté la Banque Mondiale. Ces exemples illustrent aussi, même si les opérateurs télécoms privés ou les start-ups sont aussi clé dans l'écosystème, l'importance des banques de développement
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