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La Tribune.fr - 02/06/2009 Ã 18:49 - 383 mots
A l’occasion du sommet mondial sur les biocarburants qui se tient du 2 au 4 juin à Sao Paulo au Brésil, l’ancien président américain, Bill Clinton a lancé un appel en faveur de la recherche de « solutions économiques » pour lutter contre le réchauffement climatique.
Pour l’ancien dirigeant américain, « l’éthanol brésilien (produit à base de canne à sucre) est de loin le biocombustible présentant le meilleur rendement ». Il a toutefois appelé le Brésil à trouver « un système qui n’affecte pas la forêt », a-t-il nuancé lors de la clôture de la première journée des débats. Avant d’ajouter : « Si le prix à payer est une destruction accrue de forêt, comment pouvons-nous gagner ? », s’est interrogé Bill Clinton
Une critique à laquelle le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva s’était préparé. Dans une vidéo diffusée en ouverture du sommet, le dirigeant brésilien assure que son pays ne consacre « que 1% de son territoire à la production d’éthanol ». Il poursuit son argumentaire en expliquant qu’en plus d’être bon marché, ce biocarburant aurait permis la réduction de 90% des émissions de gaz à effet de serre en 2008.
Une étude de l’Union de l’industrie de la canne à sucre (Unica), organisatrice du sommet appuie les propos du président brésilien : la canne à sucre ne serait cultivée sur seulement 1% du territoire au Brésil, contre 5,8% pour le soja et 3,9% pour le maïs.
Le Brésil dispute avec les Etats-Unis la place de premier producteur d’éthanol. Avec 17 milliards de litres par an, le Brésil est donc le principal exportateur d’éthanol produit à base de canne à sucre et le deuxième producteur derrières les Etats-Unis, fabricant d’un éthanol plus cher à base de maïs. Poussé par la hausse du prix du pétrole suite au premier choc pétrolier de 70, le Brésil a commencé à distribuer de l’éthanol dans quelques rares pompes à essence. Trente ans plus tard, toutes les pompes à essence du pays vendent désormais de l’éthanol. Un grand bond dû à l’apparition en 2003 sur le marché automobile brésilien de voitures « flex-fuel » qui consomment aussi bien de l’essence que des biocarburants.
Aujourd’hui, les seuls freins à l’exportation de l’éthanol brésilien restent le protectionnisme des pays riches et le souci de préservation de l’environnement, notamment de la forêt amazonienne.
Patricia de Sagazan
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