Une semaine marquée par la taxation des bonus bancaires

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L'actualité de la semaine.

Vers une taxation des bonus bancaires en France

Les bonus bancaires bientôt taxés en France ? Le gouvernement travaille en tout cas à un projet permettant de taxer les banques sur la base d'une partie des bonus versés à leurs salariés en 2010 au titre de 2009. Un projet qui s'inspire du modèle britannique. Londres a en effet annoncé ce mercredi la création d'une taxe sur les primes des banquiers à hauteur de 50%. Cette taxe s'appliquera pour les banques versant des primes dépassant 25.000 livres (27.500 euros) à leurs salariés d'ici avril prochain. Dans une tribune conjointe publiée dans le Wall Street Journal ce jeudi, le Premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy ont préconisé "un impôt exceptionnel assis sur les primes versées", "parce que les bonus pour 2009 sont en partie le résultat du soutien apporté par les Etats au système bancaire". Les deux dirigeants européens ont défendu leur projet à Bruxelles, tentant de convaincre leurs homologues européens à suivre l'exemple. Angela Merkel avait déjà annoncé son ralliement à la proposition franco-britannique, jugeant l'idée "charmante".

La dette des Etats européens inquiète

Le niveau d'endettement record des Etats européens de nouveau au centre des inquiétudes. L'agence de notation Fitch Ratings a ainsi annoncé ce mardi avoir abaissé la note long terme de la Grèce à BBB+ contre A-, avec une perspective négative. La note court terme d'Athènes a été rétrogradée à F2 contre F1. Ces décisions, explique-t-elle, reflètent ses préoccupations sur l'évolution à moyen terme alors que la dette publique grecque devrait atteindre plus de 120% du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain. Lundi, c'est l'agence Standard & Poor's qui avait mise sous surveillance négative la note de la Grèce, préparant à un abaissement dans les prochaines semaines et venant alimenter la question de l'éventuelle solidarité financière entre pays de la zone euro en cas de problème d'un de ses membres. D'autant que S&P a abaissé mercredi à "négative" sa perspective sur la note souveraine de l'Espagne. Les finances publiques du pays sont menacées d'une détérioration plus profonde et d'une période de ralentissement économique plus longue que prévu lorsqu'elle a abaissé, en janvier, la note souveraine du pays à AA+ contre AAA.

Premier vol d'essai pour l'avion militaire A400M

Avec plus d'un an et demi de retard, l'A400M a effectué ce vendredi son premier vol d'essai. L'avion militaire d'Airbus a décollé pour la première fois à 10h16 précisément de Séville en Espagne, pour un vol ayant duré quelques heures. Ce vol intervient alors que l'avenir du plus important projet militaire européenne reste incertain. Les pays acheteurs de l'A400M reprennent les discussions pour éviter que le programme ne tourne au fiasco. En 2003, sept pays (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, Belgique, Luxembourg et Turquie) ont signé des contrats pour acheter 180 A400M, mais ils ne recevront pas l'appareil avant 2012. EADS cherche encore à obtenir 5 milliards d'euros supplémentaires de la part de ces pays. Un projet de compromis appuyé par plusieurs acheteurs pourrait répercuter une partie au moins du surcoût (estimé à au moins 5 milliards d'euros) en une hausse du prix unitaire des avions en permettant à Airbus de livrer moins d'appareils dans le cadre du budget originel de 20 milliards d'euros.

Volkswagen rachète 20% de Suzuki

L'appétit vient en mangeant. Alors qu'il est train de racheter son compatriote Porsche, Volkswagen a annoncé ce mercredi qu'il allait prendre une participation de 19,9% dans Suzuki Motors. Le constructeur allemand va payer 222,5 milliards de yens (1,75 milliard d'euros) pour cette opération, et Suzuki investira la moitié de cette somme en actions Volkswagen, ce qui fait de cet accord une véritable alliance. Le groupe japonais apportera notamment, outre son poids au Japon, sa présence en Chine et surtout en Inde où il détient la moitié du constructeur Maruti, spécialiste des petites voitures à succès. Déjà premier constructeur automobile européen, le groupe allemand vise la première place mondiale à l'horizon 2018, souhaitant détrôner Toyota. VW compte déjà un catalogue de dix marques: Volkswagen, Audi, Seat, Skoda, Lamborghini, Bentley, Bugatti, Porsche et, dans les poids lourds, Scania et Man.

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