Le porc chinois bientôt coté à Paris

 |   |  345  mots
(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
La société chinoise Agfeed, déjà coté au Nasdaq, s'introduit sur Alternext pour financer sa diversification dans l'abattage de porcs.

Après les vêtements et l'électronique, les Chinois nous vendront-ils bientôt leur charcuterie ? C'est en tous cas le souhait d'Agfeed, l'un des plus importants spécialistes chinois de l'alimentation et de l'élevage de porcs en batterie. La société, cotée depuis 2007 au Nasdaq américain, veut diversifier ses sources de capitaux en se lançant sur Alternext à Paris.

En Chine, le porc est une denrée stratégique. Il représente déjà 63 % du total de la viande consommée localement. Et les experts tablent sur 22 % de croissance d'ici à 2013. Depuis quelques années, le gouvernement chinois a pris conscience de l'importance de sécuriser la filière pour éviter les épidémies. Or, 90 % des fermes chinoises spécialisées ont un cheptel inférieur à cent bêtes. Les inspecteurs ne sont donc pas en mesure de toutes les surveiller. Du coup, l'État soutient fortement les entreprises comme Agfeed, engagée dans la concentration du secteur et sa modernisation.

"Les capitaux étrangers permettent d'apporter les technologies occidentales, notamment la génétique moderne", souligne l'un des adminsitrateurs de l'entreprise. Rien à voir donc avec un Smithfield américain et ses 1,2 milliard de dollars de chiffre d'affaires, qui étend sa domination sur le monde en rachetant les sociétés locales en difficulté.

séduire Carrefour

Agfeed se concentre pour le moment sur son marché chinois et n'envisage des acquisitions qu'à plus long terme. Son chiffre d'affaires est encore modeste, 170 millions de dollars en 2009, mais sa croissance très rapide. "Nous faisions 36 millions il y a deux ans et nous devrions finir 2010 entre 215 et 225 millions" estime l'administrateur.

Le tour de table européen doit lui servir à entrer dans une troisième phase de développement. Après la nourriture et l'élevage, développé depuis deux ans grâce au rachat d'une trentaine de petits acteurs locaux, Agfeed se lance dans l'abattage et le conditionnement, avec deux nouvelles usines à Dahua et XinYu dans le sud-est du pays. Agfeed entend séduire Carrefour et autre Tesco. D'abord en Chine, puis demain en Europe.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 21/05/2010 à 9:14 :
de mieux en mieux , nos agriculteurs meurent sous les charges et les taxes et autres ecolos labels et là on va importer des porcs chinois moins cher que moins cher , finalement en france on aime fabriquer des rmistes et faire de la croissance en chine , lamentable et ecoeurant , quand aux risques sanitaires ce sera pas comme chez nous au niveau tracabilitée et conditionnement , bonjour la bombe sanitaire en puissance , eleveurs de porcs français delocalisez vous en chine c'est le seul avenir ou finir chomeur en france
a écrit le 20/05/2010 à 9:11 :
SI CARREFOUR ACHETE DU PORC CHINOIS? JE NE LE FR2QUENTE PLUS

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :