Elections cantonales : les Français boudent les urnes

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Quelque 21,4 millions d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche pour le premier tour des cantonales. Ils doivent élire les conseillers généraux dans la moitié des cantons de chaque département. La participation s'annonce moins importante qu'en 2004.

L'abstention s'annonce comme la grande gagnante des élections cantonales, dont le premier tour se déroule ce dimanche. A midi, le taux de participation s'élevait à 15,70% selon le ministère de l'Intérieur, en recul par rapport au premier tour des cantonales de 2004 (20,39% en métropole et outre-mer).

La Gironde est l'un des rares départements à marquer une hausse avec 21,79% de votants, contre 19,04% en 2004. Le Cantal, à l'inverse, enregistre un repli très marqué de la participation (15,74% contre 26,60% en 2004). Tout comme l'Ile-de-France, et notamment en Seine-Saint-Denis, avec 8,51% de votants à midi, contre 14,4% à la même heure en 2004.

Le Rhône, un département test

Le garde des Sceaux et président centriste sortant du conseil général du Rhône, Michel Mercier, a tenu dimanche matin le bureau de vote à Thizy (Rhône), où il est candidat et conseiller depuis 1978. La gauche espère faire basculer, pour la première fois, le département présidé depuis plus de 20 ans par Michel Mercier, lequel possède une courte majorité UMP-centriste de deux sièges

Autre département important : la Corrèze. François Hollande (PS), qui dirige le département avec une voix de majorité, a fait de son maintien à gauche -- probable -- le signal de sa candidature à la primaire socialiste pour 2012.

Pour les partis, ce scrutin est la dernière occasion de mesurer leurs forces treize mois avant la présidentielle. Le PS vise de nouvelles victoires électorales après les régionales de 2010. La majorité souligne l'enjeu local du vote pour faire oublier les mauvais sondages de l'exécutif national.

Les résultats du FN observés de près

Les scores du Front national, dont la nouvelle présidente Marine Le Pen est la vedette des derniers sondages, seront parmi les plus observés. Mais ce parti, qui n'a actuellement aucun siège de conseiller général, a peu de chance d'en remporter, étant desservi par le mode de scrutin, majoritaire à deux tours.

Cette année, le nombre de triangulaires devrait être considérablement réduit. Le seuil minimum pour accéder au deuxième tour a en effet été relevé à 12,5% des inscrits, contre 10% précédemment.

Les conseillers généraux seront remplacés à partir de 2014 par les conseillers territoriaux, qui siègeront aussi à la région. Toutefois, la gauche a annoncé qu'en cas de victoire en 2012 elle abandonnerait cette réforme.
 

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