Le CV anonyme testé par les entreprises volontaires
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Axa, Casino ou encore Sanofi-Aventis font partie de la poignée d'entreprises volontaires pour le grand test du CV anonyme lancé ce mardi par le gouvernement. Ce dernier, qui se refuse de publier un décret d'application contraignant, souhaite tester le dispositif sur la base du volontariat.
Le CV anonyme doit en théorie permettre au candidat, non pas d'être recruté, mais de franchir la première barrière liée aux préjugés sur la couleur de peau, la consonance étrangère du nom de famille, du prénom, ou du lieu de résidence et d'être convoqué pour un entretien.
L'idée, qui avait séduit les associations de lutte contre le racisme, n'a pas entraîné de réaction très positive chez les syndicats et les entreprises.
Mais le gouvernement ne veut pas imposer le dispositif malgré l'adoption, le 2 avril 2006, d'une loi sur l'égalité des chances qui rendait le CV anonyme obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés.
A ce jour, près de 50 entreprises ont répondu à l'appel, et se sont engagées auprès du commissaire à la Diversité Yazid Sabeg, qui présentera l'opération à l'Assemblée nationale ce mardi, avec Xavier Darcos, ministre du Travail, Laurent Wauquiez, de l'Emploi et Eric Besson, de l'Immigration.
Les mentions du CV qui seront anonymisées dans le cadre de l'expérimentation sont les nom et prénom, l'adresse, y compris électronique, le sexe, l'âge ou la date de naissance, le lieu de naissance, la nationalité, la situation de famille et la photo s'il y en a une.
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L'expérimentation, pilotée par Pôle emploi, s'achèvera fin avril, avec un bilan à la clé.
Selon une étude du Centre de recherche sur l'emploi et les qualifications portant sur des jeunes sortis de l'école en 2004, 18% des jeunes d'origine maghrébine sont intérimaires en fin de troisième année de vie active contre 7% en moyenne dans leur génération,
En 2007, le Bureau international du travail a constaté que "près de quatre fois sur cinq", un employeur préfère embaucher un candidat d'origine hexagonale ancienne plutôt qu'un autre d'origine maghrébine ou noire africaine.
Une discrimination qui constitue pourtant un délit passible de prison et d'amende, selon le code du travail.
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