Michel Rocard fustige la décision des sages

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L'ancien Premier Ministre socialiste estime qu'en invalidant la taxe carbone qu'il a contribué à faire emerger, le Conseil constitutionnel l'invalldation a pris le risque de commettre "un crime de non-assistance à planète en danger".

"La victime, c'est la planète". Interrogé ce jeudi sur Europe 1, Michel Rocard a vivement critiqué l'invalidation par le Conseil constitutionnel de la taxe carbone. "J'ai plutôt du regret de voir le Conseil constitutionnel manifester d'une certaine façon une exigence de perfectionnisme alors que le perfectionnisme n'est pas de ce monde" a déclaré l'ancien Premier ministre socialiste qui fut cet été le président de la commission d'experts nommés par le gouvernement pour réfléchir à la contribution "climat énergie".

"Sur des problèmes de cette importance, j'espère que personne n'a joué à la politique politicienne, ce serait suicidaire" a ajouté Michel Rocard, faisant sans doute allusion au fait que Jean-Louis Debré est réputé ne pas porter le Président Sarkozy dans son cœur.

"La victime, c'est la planète, c'est le risque qu'on combatte mal et pas assez vite le changement. Pour l'ancien premier Ministre, "le Conseil constitutionnel vient de prendre quand même le risque d'arrêter tout et si on s'arrête là-dessus, il y aura crime de non-assistance à planète en danger".
 

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Commentaires
a écrit le 12/01/2010 à 11:42 :
à DEPITE entiérement d'accord avec toi que "l'élite " montre l'exemple
a écrit le 02/01/2010 à 17:01 :
Dommage que la rubrique " commentaires" n'apparaisse pas clairement, quand on clique dessus.
a écrit le 02/01/2010 à 16:55 :
Il est de mode de parler de "la Planète" qu'il faut sauver !
Une " rocardise" de plus "Rocarbonée", pour culpabiliser le citoyen de base, et se donner bonne conscience, alors que cet impôt nouveau va faire peser lourdement la charge " taxée carbone", sur les ménages, à qui on veut faire croire qu'elle sera restituée. Le fait que l'intervention du conseil des sages, qui a mis en lumière son injustice, vient de faire perdre 1,3 milliards à l'état, selon un ministre, est suffisamment explicite.
Les exonérations scandaleuses des industries les plus polluantes, de pêcheurs, des agriculteurs, des transports, terrestres et aériens, vont perdurer, puisqu'il est question de " retoquer" cette absurdité.
Pourquoi ne pas dire la vérité: les émissions d e CO 2 de la France représentent 1/68 750 des émissions mondiales. Lorsque les ministres, et autres personnages politiques se déplaceront à pieds ou en vélo, il feront eux aussi un geste pour la planète. Leurs discours actuels faites comme on vous le dis, alors qu'ils ne changent pas leurs habitudes, ne convainct plus

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