Prix du lait : le ministère demande qu'un accord soit trouvé dans la journée

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
A quelques heures d'une réunion au ministère de l'Agriculture entre producteurs de lait et industriels, le ministre Bruno Le Maire a demandé à ce qu'un accord sur le prix du lait soit trouvé dans la journée. Il demande notamment aux industriels de respecter le compromis qui avait été trouvé en juin.

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a demandé ce mardi que producteurs et industriels s'entendent enfin sur le prix du lait en trouvant un accord dans la journée. 

"Je souhaite qu'on respecte l'accord du 3 juin dernier. Je souhaite que nous sortions de l'impasse dans laquelle nous sommes aujourd'hui", a-t-il déclaré sur Europe 1, à quelques heures d'une réunion de la filière (réunissant producteurs, industriels et gouvernement) au ministère.

Industriels et producteurs de lait avaient signé en juin un accord prévoyant une hausse de 5,5% à 5,8% du prix de base du lait au deuxième trimestre par rapport à la même période un an plus tôt.  Mais les industriels ont dénoncé le compromis et réclamé un alignement des prix du lait en France sur ceux pratiqués en Allemagne, estimés 15% moins chers.

 "Nous sommes aujourd'hui le 30 mars. A partir du 1er avril, les producteurs de lait en France ne savent pas combien ils seront payés. Je comprends parfaitement leur inquiétude et je veux surtout leur apporter des réponses concrètes, c'est-à-dire avoir aujourd'hui un prix du lait pour le mois à venir de façon à ce qu'ils sachent combien ils vont toucher les mois prochains", a expliqué le ministre.

Revenus sous le Smic

Le président de la FNSEA, le principal syndicat agricole français, Jean-Michel Lemétayer, a demandé aux industriels ce mardi sur Radio Classique d'appliquer la hausse prévue par l'accord de juin, car les producteurs en "ont bien besoin".  Les revenus annuels des producteurs laitiers ont chuté de plus de la moitié en 2009 pour atteindre les 9.000 euros, bien en-dessous du Smic.

La Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL), une branche de la FNSEA, a appelé de son côté les éleveurs à des actions contre les entreprises opposées à une hausse des prix.

Les producteurs ont bloqué la semaine dernière durant quelques heures le siège social du groupe laitier Lactalis à Bourgbarré (Ille-et-Vilaine). Saisi en référé par Lactalis, le tribunal de grande instance (TGI) de Rennes a débouté lundi le groupe qui demandait que les éleveurs renoncent à leurs projets de blocages de sites de production. Lundi soir, une trentaine d'agriculteurs a déversé 20 tonnes de lisier et de fumier devant la préfecture de l'Oise à Beauvais, pour "mettre la pression". Ils ont été reçus par le directeur de cabinet, selon la préfecture.

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