Se loger : une source d'inquiétude pour plus de huit jeunes sur dix

Par Giulietta Gamberini  |   |  348  mots
70% des jeunes se sentent désavantagés par rapport à leurs parents au même âge en matière de location. (Photo : Reuters)
Un quart des jeunes de 18 à 29 ans estime qu'il est "très difficile" de trouver un logement. Ils sont autant à avoir du mal à payer leur loyer ou rembourser leur emprunt.

Ni sereins, ni optimistes: voici comment se sentent les jeunes Français en matière de logement. C'est en tout cas ce qui ressort d'une une enquête CSA publiée mercredi, d'après laquelle plus de 85% des personnes âgées entre 18 et 29 ans estiment qu'il est difficile de se loger lorsqu'on est jeune en France. Un quart d'entre elles jugent même que se loger est "très difficile".

Le sentiment de difficulté est à peu près le même en Ile-de-France et en province. Mais il frappe particulièrement les jeunes vivant encore chez leurs parents, qui sont presque neuf sur dix à dire se sentir inquiets.

Le coût du logement : une forte pression financière

Pour quatre jeunes sur dix, le budget accordé au logement représente entre un tiers et la moitié du revenu mensuel, révèle l'enquête. Ce qui n'est le cas que du quart de la population française dans son ensemble. Aussi environ quatre jeunes sur dix affirment-t-ils rencontrer des difficultés pour payer leur loyer ou rembourser leur emprunt.

Désavantagés par rapport à leurs parents

Les jeunes se sentent ainsi désavantagés par rapport à leurs parents au même âge: 70% éprouvent ce sentiment au moment de louer un logement, encore plus (82%) lorsqu'il s'agit d'acheter.

Les deux tiers d'entre eux sont d'ailleurs pessimistes. Il s'attendant en effet à voir croître ces difficultés à l'avenir. Un sur deux anticipe une hausse du prix des logements à l'achat dans les trois prochaines années.

L'action du gouvernement ne les satisfait pas.

L'action du gouvernement en matière de logement laisse d'ailleurs insatisfaits plus de huit jeunes sur dix. Ils estiment notamment que l'exécutif devrait en priorité intervenir sur les prix (45%), accorder des aides financières (43%), ou réquisitionner des logements vacants (37%).

Toutefois, même si seul un jeune sur cinq a déjà entendu parler de la loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (Alur),  60% d'entre eux pensent que l'encadrement des loyers dans les zones où l'offre est insuffisante favorisera leur accès au logement.