Chômage : François Hollande est au pied du mur

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François Hollande et Manuel Valls sont-ils d'accord sur les solutions permettant de réduire le chômage ?
François Hollande et Manuel Valls sont-ils d'accord sur les solutions permettant de réduire le chômage ? (Crédits : reuters.com)
En novembre, le nombre de demandeurs d'emplois a une nouvelle fois progressé. Au regard des perspectives de croissance de l'économie française, le président de la République peut-il seulement compter sur une éventuelle reprise pour réduire le chômage et conserver ainsi une chance de rester au pouvoir en 2017 ?

Il y a un an, le suspense était à son comble. Au bord de la crise de nerfs, les Français attendaient désespérément l'inflexion de la courbe du chômage promise par François Hollande, le président de la République, et son gouvernement. En dépit de la dégradation de la conjoncture, l'exécutif entretenait l'espoir jusqu'au bout. Le miracle n'a donc pas eu lieu. La crédibilité de l'Élysée, de Matignon et du ministère du Travail alors dirigé par Michel Sapin souffre encore aujourd'hui de cet entêtement risqué.

En 2014, aucun pari n'a été tenté. Le gouvernement s'en est bien gardé, et il a eu raison. Faute d'une reprise franche de l'activité, le marché de l'emploi n'a pas cessé de se dégrader et le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A vole toujours de record en record.

Ce fut le cas en novembre. Comme en octobre, le nombre de personnes sans emploi en catégorie A en France métropolitaine a augmenté de 0,8 % selon la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), le service statistique dépendant du ministère du Travail. Concrètement, 27.400 personnes supplémentaires se sont donc inscrites à Pôle emploi. Sur un an, ce nombre s'accroît de 5,8 %.

Dans les autres catégories, la tendance est certes moins forte, mais elle témoigne néanmoins de l'impuissance de l'État pour résorber le chômage.

"Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (catégorie B) diminue de 0,1 %, et celui des personnes en activité réduite longue (catégorie C) baisse de 0,5 %. Au total, le nombre de demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (catégories A, B, C) augmente de 0,4 % (+22.100) en novembre. Sur un an, il augmente de 6,0 %", indique la DARES.

Au total, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, plus de 6,17 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi dans les catégorie A, B, C, D et E en France et dans les départements d'outre-mer.

Si une petite reprise de l'activité est envisagée en 2015, une augmentation vigoureuse des embauches est malheureusement une illusion. L'activité est trop faible pour absorber les 800.000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail, d'autant plus que les sureffectifs restent importants. L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) les estiment à 250.000 actuellement.

Parier une nouvelle fois sur la reprise est risqué

Dans ce contexte, les partisans d'un big-bang sur le marché de l'emploi pourraient continuer à avancer leurs pions et se faire davantage entendre par l'exécutif. Parce qu'il sait que son bilan en matière de lutte contre le chômage sera le seul qui vaille pour les électeurs lors des prochaines élections présidentielles, François Hollande pourra-t-il rester insensible à leurs arguments et continuer à miser sur le retour de la croissance ?

Nul ne le sait encore. Toujours est-il que le chef de l'État est face à un dilemme. Quelle stratégie pourrait lui permettre de conserver le pouvoir en 2017 ?

Deux options s'offrent à lui. Soit il continue à parier sur un retour de la croissance et sur les effets des nombreuses mesures lancées depuis 2012 pour inciter les entreprises à embaucher. Citons notamment le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), l'Accord national interprofessionnel (ANI) et les allégements de cotisations que prévoit le Pacte de responsabilité ou encore l'accompagnement renforcé des demandeurs d'emplois annoncé mercredi par François Rebsamen, le ministre du Travail, lors de la publication des statistiques mensuelles du chômage en novembre.

Au gouvernement, la réforme a ses partisans

Soit il donne son feu vert au gouvernement pour réformer le marché du travail en profondeur au risque de trahir - ou de donner l'impression de trahir - certains idéaux de gauche.

Dans son gouvernement, les velléités réformatrices de certains de ses ministres sont connues. A plusieurs reprises, Manuel Valls, le Premier ministre, a déclaré qu'il voulait réformer le marché du travail. Ce fut notamment le cas de lors d'un déplacement à Londres début octobre. Le Premier ministre avait déclaré qu'il fallait aller plus loin en la matière, en remettant à plat les conditions d'indemnisation des demandeurs d'emplois, c'est-à-dire en diminuant la durée d'indemnisation et le montant des allocations chômage pour inciter les demandeurs d'emploi à reprendre le travail. Cette réforme pourrait être débattue en en 2016, lors de la renégociation de la convention assurance-chômage.

Un contrôle accru des chômeurs est également évoqué. Début septembre, François Rebsamen, le ministre du travail, a déclaré sur iTELE qu'il allait demander à Pôle emploi de "renforcer les contrôles" pour vérifier que les chômeurs "cherchent bien un emploi ". Sans surprise, ces propositions - identiques à celles que Laurent Wauquiez, l'ex-secrétaire d'État à l'emploi de François Fillon, avait faites en 2008 - ont fait bondir l'aile du gauche du Parti socialiste.

Les digues sautent

On sait également que l'avant-projet de loi pour la croissance et l'activité porté par Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie, qui sera débattu le 22 janvier au Parlement contenait dans un chapitre dédié le résultat de la négociation en cours entre le patronat et les syndicats sur le dialogue social en entreprises et, notamment, la question des seuils sociaux. Dans ce chapitre, devaient aussi figurer des évolutions possibles de l'accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 relatif à « la sécurisation de l'emploi », transformé en loi en juin 2013 ainsi que des accords dits « de maintien de l'emploi ».

Ce chapitre a disparu. Attendu à la fin du mois, le résultat de la négociation en cours sur le dialogue social serait repris dans une loi autonome portée par François Rebsamen a annoncé Manuel Valls lors du Conseil des ministres du 10 décembre. Il a également annoncé qu'il "réunirait à Matignon en janvier les partenaires sociaux pour voir ensemble quelles améliorations nous pouvons apporter ".

Opportunément, des rapports sur le sujet se multiplient. Remis le 27 novembre à Emmanuel Macron et Sigmar Gabriel, son homologue allemand, le rapport Pisani-Ferry/Enderlein suggérait ainsi de réformer l'aménagement du temps de travail en ne limitant pas les accords "de maintien de l'emploi " aux seules entreprises "rencontrant de sévères difficultés économiques". Ils préconisent que ces accords puissent être également ouverts à des entreprises pas encore en difficulté mais qui pourraient en rencontrer. Il s'agirait, là aussi, de pouvoir geler les salaires et/ou augmenter la durée du travail.

Bref, le sujet n'est plus tabou, même si, un peu gêné aux entournures, l'exécutif ne sait comment s'y prendre pour convaincre la majorité et l'opinion publique - notamment les électeurs de gauche - de la nécessité de réformer l'un des principaux piliers du modèle social français.

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a écrit le 06/01/2015 à 13:11 :
a quand une publication de donnes franche et sinceres
nombre d'emploi du prive production et encadrement
du commerce et de fonctonnaire par categorie et
pour pouver au monde que c'est le france qui produit le plus
et que les couts de production exorbitan vienne des charges
et impots a payer des inproductifs au dela e la normal en cee
a écrit le 05/01/2015 à 9:36 :
au pied du mur? mais quel mur ?. Plus rien ne se construit ! Il n'y a plus de terrains à construire disponibles, les normes sont devenues drastiques et augmentent le cout de façon importante, les banques sont frileuses, et on les comprend, n'est ce pas pourquoi preter à de futurs chomeurs ?, le moindre projet d'envergure susceptible d'apporter un peu de boulot et de richesse est "flingué" par les écolos, qu'il s'agisse d'un aéroport, d'une base logistique, d'un barrage, d'un centre de loisirs ou que sais-je. Il est plus que temps que l'Etat redevienne souverain et ait les c....... d'assumer de vrais choix et ne reculent plus devant une centaine de bonnets rouges et bretonnants.Voilà ce qui symbolise notre malaise d'aujourd'hui et la Marraine lapine qui fait tant peur se régale de ces atermoiements néfastes. François ! à toi d'écrire ton histoire, il est encore temps
a écrit le 02/01/2015 à 16:58 :
hollande dit aux entreprises : investissez , embauchez ! ces 2 exhortations sont incompatibles : les entreprises investissent pour améliorer leur productivité , donc plus besoin d'embaucher : la productivité c'est faire plus avec autant de gens ou faire au moins autant avec moins de gens ! comme les marchés n'augmentent pas , pas question d'embaucher ! le plan de compétitivté ne servira qu'à aider les entreprises à améliorer leur outil de production mais surement pas à embaucher
a écrit le 02/01/2015 à 11:12 :
Peut être que le gouvernement se réveillerait. Ils ne connaissent rien à rien et parlent sans cesse de rien. Comment y comprendre quelque chose ?
Ils parlent de réforme et ne savent pas en faire (cf la retraite avec seulement les cotisations augmentées par Ayrault et aujourd’hui le chœur des pucelle du gouvernement et des syndicats qui chantent "Ze ne comprend pas" !!), ils parlent de politique alors que nous attendons d'eux des actes économiques, ils ont paralysés la France avec les impots et ils ne font rien pour les diminuer, les charges de l'état sont démesurées par rapport aux besoins et ils ne les diminuent pas, bref ils gagnent du temps pour profiter des avantages de leur fonction en NOUS prenant NOTRE ARGENT
Réponse de le 02/01/2015 à 16:14 :
C'est curieux, ai-je rêvé à chaque fois qu'un gouvernement (gauche ou droite) veut faire des réformes, il y a tout le monde dans la rue. Et ici on veut nous faire croire que tout le monde veut des réformes. Est-ce la schizophrénie aigüe ? ou alors des réformes que pour le voisin, car c'est connu, notre cas à nous est particulier.
a écrit le 02/01/2015 à 11:03 :
Depuis que Hollande est aux commandes ce sont 1000 chômeurs de plus chaque jour !
Rien d' autre à rajouter : le socialisme c' est la faillite et la France est en faillite.
a écrit le 02/01/2015 à 10:48 :
Que de commentaires acides ; faisons confiance à notre petit père la victoire , à notre guide triomphant ; éclairé , il nous mènera encore cette année à des résultats encore plus rayonnants...
a écrit le 02/01/2015 à 10:07 :
Encore un effort et il aura défoncé le mur, nous avec.
a écrit le 02/01/2015 à 8:36 :
800000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail, 600000 le quitte, soit 200000 emplois à créer !! Très dur , car depuis 40 ans, on y arrive pas. Résultat simple, faire 200000 gosses en moins. la kpote et l'ivg c'est pas pour les pommes , mais pour tous , un devoir civique
Réponse de le 02/01/2015 à 10:16 :
Enfin,il nous reste déjà pas grand chose pour nous valoriser, notre super taux de natalité, un des plus performants d'Europe..
Réponse de le 02/01/2015 à 10:17 :
Je plussoie. Je rajoute immigration 0 et remigration de tous les non citoyens sans activité sinon ce que vous dites n'a aucun sens.
Réponse de le 02/01/2015 à 10:29 :
Ce qui m'échappe c'est pourquoi nos dirigeants veulent-ils créer un 1/3 monde sur notre territoire ???
Réponse de le 02/01/2015 à 14:12 :
C'est simple:l'immigration crée de la croissance via la consommation la construction et le social.Ceci est financé a crédit mais le résultat est que la croissance est positive et la dette augmente
a écrit le 02/01/2015 à 2:07 :
"Au fond de l'Atlantique" serait un terme plus juste qu' "Pied du mur".... mais qui veut embaucher en France avec un code du travail et des impots pareils?
Réponse de le 02/01/2015 à 9:32 :
Au fond du trou : il n'y a plus qu'à reboucher (sans même une prière) !
a écrit le 01/01/2015 à 21:12 :
Il n'y aura aucune amélioration tant que le code du travail sera autant rigide.
Réponse de le 02/01/2015 à 10:19 :
Suis d'accord. Le problème n'est pas tant le coût du travail que la rigidité du code du travail.
a écrit le 01/01/2015 à 19:38 :
Tous les matins en me rasant je pense ....................................
..............................................................................................
300 chômeurs de plus !
Réponse de le 02/01/2015 à 8:31 :
Révisez vos chiffres depuis l'arrivée de Hollande ce sont 1040 chomeurs de + chaque jour, dimanche compris!!!
a écrit le 01/01/2015 à 19:13 :
Tranche de vie...
Un de mes salariés ne vient pas ce jour (restauration, je le paie normalement avec toutes ses heures supps et aménage son emploi du temps s'il a un rdv médical ou un soucis personnel etc, j'anticipe les objections).
Aujourd'hui donc il était absent et ce sans donner de raison... à tous les non-entrepreneurs une question : puis-je le licencier pour abandon de poste sans préavis aucun ?
Non... 2 mois de procédures et encore tout se passera bien si j'évite les prud'hommes.
Pourtant lui avait juste une gueule de bois... et savais ne prendre aucun risque vis-à-vis du droit du travail qu'il connait...
Dans une PME un abandon de poste c'est le reste des salariés et moi-même qui devons compenser son absence etc etc etc
@ lamentables : oui continuons à ne rien réformer...
A travers cet exemple vous comprendrez pourquoi a contrario de mes homologues anglais par exemple moi je cherche à recruter le moins possible...
Réponse de le 01/01/2015 à 19:39 :
Kermao, vous avez 100% raison !!
L'emploi ne se décrète pas, et la conjoncture économique est une Belle excuse pour ceux qui ne créent pas d'emploi, de dire qu'on attend la reprise comme Brice de Nice attendait la Vague !!
Un chef d'entreprise ne peut envisager d'embaucher que s'il en a envie, si cela lui rapporte plus que ça ne lui coute, et si on lui assure qu'il ne sera pas ensuite livré pieds et poings liés aux prud'hommes !! Tous les commerçants et artisans le confirmeront à ceux qui doute : on a du boulot, mais on fait son possible pour se passer des salariés (y compris en sous-traitant, en utilisant l'intérim... ou en délocalisant pour ceux qui le peuvent!) parce que c'est trop d'emm..des, pour en plus être critiqué à longueur d'année, surtout au sommet de l'état !
Réponse de le 01/01/2015 à 20:44 :
pour moi un salarie absent ceci est 300 euros de manque a gagner par jour + 80 euros de deplacement facture au client ,200 euros pour un apprenti,2800 euros pour qualifie P3 (10 interventions depannage facture 280 euros)exemple un debouchage evier facture 356 euros temps 0,45 heure
Réponse de le 01/01/2015 à 21:48 :
Ce ne sont pas les plombiers que l'on va plaindre vu vos émoluments. Il n'y a vraiment pas besoin de subventionner de tels secteurs car dans ce cas ce sera juste un effet d'aubaine pour vous et cela ira juste dans votre épargne. Il vaut mieux aider uniquement les secteurs exposés à la concurrence internationale comme cela se fait ailleurs.
Réponse de le 02/01/2015 à 11:35 :
+1. Lorsque je vois tous ce que touchent les plombiers (à leur compte ou petit patron) je ne les plains pas du tout.
a écrit le 01/01/2015 à 17:04 :
C'est au pied du mur qu'on voit le Macron
a écrit le 01/01/2015 à 15:50 :
Minables et lamentables.....la sanction électorale va être terrible! Les élus socialistes vont aller goûter aux joies de pôle emploi...
Réponse de le 01/01/2015 à 18:57 :
hélas NON! ils ont un sacré bon patrimoine, et de bons émoluments jusqu'à le fin de leur vie! pôle emploi, ils ne connaitront jamais, même pas pour leur faire peur aux miches ! DOMMAGE!!!
Réponse de le 02/01/2015 à 10:22 :
Mouais j'ai des doutes sur la sanction électorale à venir.Et puis si c'est pour revoter Sarko qui a largement échoué on est pas sorti de l'auberge.
Réponse de le 02/01/2015 à 15:32 :
perso , je vote MARINE!!!!! elle ne peut faire moins bien, IMPOSSIBLE !!!!!!!!!!!!
a écrit le 01/01/2015 à 14:37 :
36 ans d inscription à l ANPE devenue pôle emploi il m a toujours été refusé une formation malgré de nombreuses demandes ,j ai 55 ans et aucune formation qualifiante . C est scandaleux ils nous tuent!!!
Réponse de le 01/01/2015 à 19:31 :
De 19 ans à 55 ans, votre situation ne peut être QUE volontaire (ou inventée!)..
a écrit le 01/01/2015 à 14:24 :
Il faut en profiter alors.
En joue.
Feu.
Réponse de le 02/01/2015 à 10:34 :
XMDR
a écrit le 01/01/2015 à 12:15 :
Rappel préalable : un président ou un membre du gouvernement socialis, ça suit un cours d'économie APRÈS avoir été en responsabilité !
1ère leçon en 2012 : le chômage existe, et pour le réduire, il faut créer des emplois.
2e leçon en 2013 : pour qu'il y ait un salarié, il lui faut un employeur, et l'état n'a plus les moyens de créer des emplois bidons !
3e leçon en 2014 : pour qu'un employeur potentiel crée un emploi, il faut qu'il en it envie, et donc notamment que le cout et les complications ne soient pas dissuasives !
Prochaine leçon en 2015 : les exortations et les incantations ne sont pas suffisantes !
a écrit le 01/01/2015 à 11:57 :
Et le mur il avance a toute vitesse !!

Effectivement il aurait du tenter de réformer le pays et le travail entre autre ainsi que la formation

Il est notre flambi pour l'histoire
a écrit le 01/01/2015 à 11:31 :
LA RELANCE DU B T P ET DES TRAVAUX PUBLICS PEUVENT RECRES DES EMPLOIES???
Réponse de le 01/01/2015 à 14:01 :
oui des travailleurs venant des pays de l'est comme je les vois tous les jours sur les chantiers et fréquemment arrivés par bus de tourisme accompagné d'une camionnette qui apporte les éléments de base à une vie plus que sobre. Repas servis par les restos du cœur, çà aussi je le vois.
Réponse de le 02/01/2015 à 12:40 :
Faut arrêter de vouloir faire de la quantité dans le BTP et de faire venir de la MO de qualité médiocre pour faire plaisir à Bouygues et consort.
a écrit le 01/01/2015 à 11:22 :
au pied du mur ? parce-que c'est le BTP et l'immo qui plombent l'emploi ?
Réponse de le 01/01/2015 à 21:44 :
Sans le faire exprès, vous souligner une des nombreuses raisons parmi d'autres du marasme actuel :
pour maintenir les prix de l'immobilier à un niveau élevé, les promoteurs immobiliers ont réduit la construction de logements pour en maintenir la pénurie, plombant ainsi le secteur de la construction et les secteurs industriels fournissant le BTP.
Si ils ne faisaient pas cela, non seulement le BTP irait mieux, mais aussi le portefeuille des classes moyennes grâce à la baisse des prix des logements + des loyers probablement aussi. Cela libérerait du pouvoir d'achat pour d'autres secteurs. Même les banques pourraient en bénéficier grâce à l'augmentation du nombre de prêts immobilier (bon là je suis optimiste, peut-être et même certainement que cela les arrange de peu prêter lorsque les taux bas).
a écrit le 01/01/2015 à 10:47 :
Je connais beaucoup d'entrepreneurs qui ne peuvent pas embaucher à cause des charges. Exonérer de charge pendant un an toute nouvelle embauche permettrai de redémarrer une dynamique de croissance, mieux que le CICE. Mais ce statu quo du chômage est nécessaire pour justifier des "réformes" impopulaire du marché truqué du travail, avec l'aide de partenaires sociaux complices...
Réponse de le 01/01/2015 à 14:06 :
je suis entrepreneur, quelques éléments à votre remarque
- mes charges ont très nettement diminuées en 2014 grâce notamment au CICE.
- pour 20 embauches sur 3 ans, vous recevez 3000€ par employé
- grâce au CUI CIE vous recevez 635€/mois pour un salaire net de 2000€ sur 1 an à l'embauche d'un chomeur longue durée.
- en créant des produits nouveaux adaptés aux marchés (pas une modus ou Versalys ou autre Avantime de Renault), innovants ou encore avec un service et qualité au top, vous vous développéez et vous payez cher vos employés.
Merci
Réponse de le 01/01/2015 à 15:34 :
Le CICE, les patrons de TPE en majorité y renoncent tellement c'est une usine à gaz !
N'importe quel expert comptable vous démontrera qu'en réalité, malgré les beaux discours dont vous vous faites le porte parole, les charges ont augmentées, et continueront à le faire en 2015 : exemple, le compte pénibilité, ou le nouveau compte perso formation, sans parler des nouvelles taxes sur le diesel qui touchent en premier lieu les véhicules d'entreprise !
N'importe quel VÉRITABLE employeur sait qu'on ne peut pas créer un CDI (par définition emploi à vie) pour une prime ponctuelle : ça ne peut intéresser que si effet d'aubaine !
A mon avis, vous n'êtes pas employeur... ou ne le resterez pas longtemps !!
Réponse de le 01/01/2015 à 16:30 :
Il est clair que vous écrivez depuis la rue de Solferino et que vous n'êtes pas entrepreneur. Les vrais entrepreneurs travaillent et ne perdent pas leur temps à essayer de convaincre la populasse!!!
a écrit le 01/01/2015 à 9:41 :
il est derrière en embuscade pour prendre la place de Flamby. Seulement on est en France est on vote on n'est pas en Espagne.
a écrit le 01/01/2015 à 0:24 :
Engager des fonctionnaires, créer des emplois aidés et bidons pour ensuite lever des impôts et faire exploser les tarifs publics est une gestion socialiste qui détruit la vie de millions de gens. Ces socialistes sont des malfaisants. Au début on les méprise mais on finit par les haïr. Ce sont des brigands.
a écrit le 31/12/2014 à 22:58 :
Seul M. Valls tient un langage plus proche de la réalité. Mais encore trop proche de sa famille électorale, son image est brouillé.
Réponse de le 01/01/2015 à 10:02 :
Bonjour, M. Valls ne tient pas un discours réaliste il tient le discours d'un compétiteur pour la présidentielle. Vous trouverez toujours un politique qui a un discours semblant tenir la route mais entre le discours et le bulletin de vote le choix est vite fait le bulletin prime sur la réalité des besoins. Avez-vous entendu le premier ministre sur un besoin de réformer un la classe politique dans ses droits et ses devoirs l’avez-vous entendu vouloir remettre à plat le système social de la SNCF, de la RATP, de l’EDF amis également de l’Education Nationale vouloir supprimer les comités Théodule ceux qui ont coût pour la collectivité remettre en compte les dizaines agences d’état etc etc non bien sur car M. Valls ne gouverne pas la France et ne la gouvernera pas car il SE gouverne, il gouverne son avenir. M. Valls est un vieux routier de la politique il est dedans depuis son adolescence à 17 ans membre du PS puis membre de l’UNEF une grande partie du « gratin » socialiste vient de ce mouvement il en devient d’ailleurs conseiller de M. Rocard pour les étudiants et en 1983 premier poste d’attaché parlementaire à à à à …..21 ans, depuis il baigne dans la caste maffieuse de la politique. Pouvez vous voir dans son parcours une période qui l’a confronté à la réalité économique NON pire il a toujours eu des postes de gestion politique qui rythme avec déficit, mauvaise gestion, bureaucratie etcetc. Non M. Valls n’est pas tout comme Mme NKM ou M. Wauquiez la reine et le roi du mètre carré des personnes dignes de gouverner ce pays trop mouillés dans la politique donc trop dans la magouille électorale à défaut de gestion saine de notre pays. M. Valls est aussi un bon people car son affichage avec son épouse dans le grand magazine people des politiques Paris Match montre son niveau d’homme responsable plus un homme de spectacle qu’un homme de gouvernance. Tous mes vœux pour cette année 2015
Réponse de le 01/01/2015 à 12:25 :
Mais le temps qu'il change les électeurs auront rayé les socialistes du pouvoir pour longtemps
Ils resteront quand même la honte de leur parti en n'ayant rien tenté
a écrit le 31/12/2014 à 19:33 :
Faisons comme l'OM, profitons du Mercato d'Hiver pour changer d'Entraineur.
a écrit le 31/12/2014 à 19:29 :
Français, faites comme L-OM, profiter du mercato d'hiver pour changer d'entraineur?
Réponse de le 02/01/2015 à 15:47 :
Ce n'est pas seulement l'entraîneur qui est mauvais. C'est aussi peut être les joueurs.Ils sont probablement trop payés pour ce qu'ils font et il n'ont comme solution à tout problème que le médicament universel : "n'y à qu'à" sans même réfléchir globalement et sans se rendre compte que le médicament qu'ils proposent pour une maladie va l'encontre d'autres maladies mulltiples dont ils sont affectés.
a écrit le 31/12/2014 à 18:53 :
Trop risible ce looser qui se prend pour Mitterand. Et, il croit encore qu'il va gagner en 2017.
Il sera éjecté dès le premier tour et rejoindra le PS au fond du bouillon car les élections de 2015 s'annoncent droitière.
Réponse de le 31/12/2014 à 19:30 :
Il s'en fiche complètement en 2017, les Français voteront pour l'UMP histoire de l'éjecter et en 2022 de nouveau le PS pour éjecter l'UMP... La politique actuelle s'appelle "l’éjection de l'actuel" pour mettre le précédent...
a écrit le 31/12/2014 à 18:30 :
...Et c'est au pied du mur qu'on voit le maçon...Dans ce domaine, celui de la maçonnerie, pour construire, il faut des terrains. On pourrait peut-être commencer à accélérer les procédures pour l'attribution des permis de construire et simplifier (voire supprimer) les normes absurdes qui renchérissent le coût de la construction.
Réponse de le 01/01/2015 à 9:43 :
pour les normes on peut faire comme aux US on met les pauvres dans des cabanes en carton et les riches dans des villas somptueuses. Pas mal votre idée.
a écrit le 31/12/2014 à 18:19 :
BOF! il est là, ils sont là, ils encaissent, le reste importe peu...au pied du mur", ils s'en battent les couettes tous autant qu'ils sont.
Réponse de le 31/12/2014 à 19:01 :
Pas faux
Réponse de le 02/01/2015 à 15:35 :
d'accord avec vous 2 !
a écrit le 31/12/2014 à 17:51 :
Il ne fera rien car il n'a aucune idée ni le courage pour s'attaquer aux réformes dures dont a besoin le pays (réduire le nb de fonctionnaires, aligner les règles du public sur le privé, durcir les règles généreuse de la sécu etc.)
Il compte sur la croissance.. Une façon de souligner qu'il ne faut rien attendre de lui

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