Nouvelle alerte aux colis piégés dans des ambassades à Rome
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La police italienne a désamorcé lundi un colis piégé à l'ambassade de Grèce à Rome, quatre jours après l'explosion de deux colis dans les représentations diplomatiques de la Suisse et du Chili, où deux personnes ont été blessées.
D'autres colis suspects ont été découverts dans la journée aux ambassades du Venezuela, du Danemark, de la principauté de Monaco, du Koweït et d'Albanie à Rome, ainsi qu'à celle de Finlande auprès du Vatican. Les artificiers de la police italienne les ont toutefois qualifiés de fausses alertes.
Les autorités italiennes ont fait savoir que le paquet désamorcé à l'ambassade de Grèce était similaire à ceux qui ont explosé jeudi aux ambassades de Suisse et du Chili, ainsi qu'à l'engin explosif rudimentaire découvert dans une rame vide du métro romain la semaine dernière.
Les deux explosions de jeudi ont été revendiquées par un Groupe italien se présentant comme "la Fédération anarchiste informelle" (FAI). "Le colis était du même type que ceux des autres ambassades", a expliqué à la presse un responsable des carabiniers, Maurizio Mezzavilla, ajoutant qu'"on ne pouvait écarter" la piste anarchiste.
Des colis livrés par coursier
L'ambassadeur de Grèce de Rome a fait savoir que le colis piégé avait été acheminé par coursier le 24 décembre. "Un colis suspect a été réceptionné. Nous avons aussitôt prévenu les carabiniers, qui sont arrivés immédiatement et ont neutralisé la bombe", a déclaré à la presse le diplomate grec, Michael Campanis qui a ajouté : "Nous n'avions pas reçu de menaces auparavant. Le colis est arrivé vendredi alors que l'ambassade était déjà fermée. Le personnel l'a trouvé ce matin (lundi-NDLR), mais des mesures de sécurité avaient déjà été prises."
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La semaine dernière, d'autres fausses alertes avaient concerné les ambassades d'Irlande et d'Ukraine. Les incidents enregistrés depuis une semaine dans la capitale italienne présentent de nombreuses similitudes avec l'envoi le mois dernier à Athènes de colis piégés à des institutions étrangères et des ambassades, dont la responsabilité a été imputée à des activistes d'extrême gauche.
Dans la note rédigée en italien par les membres de la FAI et retrouvée sur un vêtement de l'homme blessé à la mission chilienne jeudi figurait la mention "Cellule révolutionnaire Lambros Fountas". Des médias italiens ont expliqué qu'il s'agissait du nom d'un anarchiste grec tué lors d'affrontements entre la police et des manifestants à Athènes au printemps dernier.
Les autorités italiennes ont dit s'attendre à d'autres attaques de ce genre en cette période des fêtes de Noël et précisent que les ambassades d'Italie à l'étranger ont été placées en état d'alerte.
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