Nicolas Sarkozy : le "junior partner"

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Dès le début de la crise, au printemps 2010, Nicolas Sarkozy a fait preuve d'activisme, avant de passer au second plan.

« C'est le premier dirigeant politique à avoir réagi face à la crise en provoquant un effort de coordination entre les États européens, prolongé à l'échelle du G20 », assure Philippe Herzog. « Il fallait prendre des décisions fortes, déterminées, rapides pour résoudre la situation budgétaire grecque », poursuit Philippe de Buck, qui reconnaît que le président français a joué, comme lors de la crise de 2008, « en leader politique qui a mis la barre très haut dès le départ et l'a maintenue à ce niveau tout au long de la crise ». L'eurosceptique Mats Persson évoque, lui aussi, un départ en trombe, mais dans la mauvaise direction : « Le gouvernement français a longtemps refusé de voir les problèmes de la zone euro et des banques françaises en face. En excluant tout défaut de la Grèce et toute participation du secteur privé, en début d'année dernière, Nicolas Sarkozy a alourdi la facture que les contribuables français pourraient être amenés à payer pour cette crise car le coût d'un défaut de la Grèce a nettement augmenté depuis lors. » Pierre Defraigne salue l'activisme du président français : « Les gens qui sont en charge prennent les choses comme elles viennent. On est dans un poste chirurgical avancé sur un champ de bataille. On opère à main nue ! » Mais ce très bon départ du président français ne doit pas tromper sur l'identité du vrai patron. « Bien qu'il ait remporté certaines victoires dans la mise en oeuvre des divers plans de sauvetages de l'Irlande, puis du Portugal et de la Grèce, il est vite apparu comme un junior partner d'Angela Merkel », estime Mats Persson. Même son de cloche du côté de Philippe Herzog. L'église au milieu du village, c'est Angela Merkel : « La France n'a pas le même poids que l'Allemagne, qui, ne l'oublions pas, est le premier créancier et doit consentir le plus en matière de solidarité financière. » Le couple franco-allemand reste néanmoins le moteur principal et c'est le Parlement français qui a montré l'exemple en adoptant le premier l'accord du 21 juillet dernier.

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