Grèce : des procureurs financiers vont examiner une liste d'exilés fiscaux grecs en Suisse

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Des procureurs financiers grecs vont commencer à examiner les données d'une liste controversée d'exilés fiscaux grecs en Suisse.

Le ministère grec des Finances a déclaré que son département des relations financières internationales avait reçu cette liste du ministère français des Finances et que les données avaient été "transmises directement au bureau du procureur financier". Selon l'agence publique Athens News Agency, trois personnes se sont rendues à Paris pour obtenir cette liste.

Le document controversé, dans lequel figurent les noms de plus de 2.000 personnes détenant des comptes à la banque HSBC en Suisse, a fait l'objet de débats enflammés ces derniers mois en Grèce. A l'origine, la justice française avait saisi cette liste en janvier 2009 au domicile français d'un ancien employé de la filiale helvétique de la banque HSBC. Elle a été transmise en 2010 à la Grèce par l'actuelle présidente du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, lorsqu'elle était ministre des Finances en France.

Les autorités grecques avaient fait valoir que les informations sur cette liste avaient été obtenues de manière illégale, et qu'ainsi, elles ne pouvaient être utilisées dans la lutte contre l'évasion fiscale, un problème chronique dans ce pays lourdement endetté et frappé par la récession. Mais devant la montée de la colère des Grecs contre une nouvelle série de mesures d'austérité, imposée par les bailleurs de fonds internationaux de la Grèce, le gouvernement a décidé de se procurer cette liste.

Les autorités ont prétendu avoir perdu la "liste Lagarde" originale, et ont demandé au ministre des Finances, Yannis Stournaras, de la réclamer à nouveau à la France. Début novembre, un journaliste grec Costas Vaxemanis, qui avait publié les noms figurant sur cette liste, avait été jugé pour "violation de données personnelles" avant d'être acquitté. Cette affaire avait provoqué un tollé dans le monde des médias grecs et étrangers, le journaliste ayant reçu le soutien de nombreuses ONG de défense de la liberté de la presse et des droits de l'homme. Au début du mois, le parquet d'Athènes a fait appel contre la relaxe du journaliste.

 

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Commentaires
a écrit le 24/12/2012 à 11:38 :
Enfin les Grecs se réveillent et s'en prennent à leurs riches concitoyens qui planquent leur fortune dans les paradis fiscaux! Trop facile de prendre l'Allemagne comme bouc émissaire à tous leurs problèmes!
a écrit le 24/12/2012 à 11:11 :
Ce ne sont pas des exilés fiscaux (personnes ayant déménagé en Suisse pour raisons fiscales = tout à fait légal) mais des personnes pratiquant l'évasion fiscale tout en restant en Grèce (= illégal). Un peu de précision ne nuits pas.
a écrit le 24/12/2012 à 1:34 :
Il y al isf en suisse et beaucoup d impots divers comme la plus value sur la residence principale , cessez de dire n importe quoi comme tous les bobos
a écrit le 23/12/2012 à 9:15 :
Le plus grand scandale reste la Suisse, qui, enclavée au milieu de l'UE, nargue tous les états européens par son système bancaire opaque. Évasion fiscale, blanchiment, financement illégaux,... Qu'attendent nos dirigeants européen pour faire le blocus de la Suisse et mettre fin à ces turpitudes???
Réponse de le 23/12/2012 à 10:39 :
Tout à fait un bel exemple UBS et le scandale du Libor.
Réponse de le 23/12/2012 à 10:49 :
Les Suisses profitent de la faiblesse de la France : ses impôts énormes. Donc il suffit de faire comme eux, privatiser certains secteurs publics et baisser nos impôts. Quant à la xénophobie existant en suisse, c'est un complexe de supériorité, certains riches se croient tout permis.
Réponse de le 23/12/2012 à 16:22 :
pauvre dédé35:ils ont tous des comptes en suisse eux memes,c'est plus pratique quand tu te fais payer par un lobby.quand la france poursuit ubs france pour incitation a l'exil fiscal,le pauvre cahuzac se prend une affaire malheureuse.pareil avec woerth,quand il voulait coincer les expatriés il s'est pris l'affaire bettencourt.les suisses,pas cool man!
a écrit le 23/12/2012 à 7:59 :
Ahurissant cet article. Pourquoi ne pas avoir mentionner les fortes suspicions à l'encontre d'un certains nombres de députés grecs et/ou de leur famille proche y figurant en trés bonne position?
a écrit le 22/12/2012 à 22:50 :
Il faut aller fouiller du côté des banques françaises qui pratiquent la gestion privée en suisse alors même que l'état français en est actionnaire! En pleine crise grecque, l'une des 3 grandes banques française à Genève se vantait auprès de ses collaborateurs que son département clientèle grecque était en pleine progression!
a écrit le 22/12/2012 à 19:31 :
Après trois ans, ce serait bien surprenant que cette liste serve à quoi que ce soit d'autre qu'à détourner l'attention et à faire des effets d'annonce.

Pour savoir ce qui se passe en Grèce, depuis Athènes :
http://retoureneurope.blogspot.gr
Réponse de le 22/12/2012 à 20:12 :
exil fiscal: les privilégiés de la finance fournissent le gros lot des émigrés : hier c'était pour des sentiments monarchiques ou des idées politiques qu'ils allaient à Coblence: triste époque que celle d'aujourd'hui, cyniques et arrogants uniquement concernés par leur" argent"qu'il faut protéger !

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