Installation des nouveaux élus européens à Strasbourg

Issus des élections du 7 juin, les nouveaux députés éliront aujourd'hui leur Président et les leaders des commissions parlementaires. A terme, ces élus devraient disposer de plus amples pouvoirs, comparables à ceux des Etats.

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Le Parlement européen qui a été élu le 7 juin tient sa séance constitutive ce mardi 14 juillet à Strasbourg. Les nouveaux parlementaires vont élire leur nouveau président, sans aucun suspense. Après l'accord technique annoncé la semaine dernière entre le Parti populaire européen (PPE, droite) et l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (ASPD, social-démocrate), l'ancien Premier ministre polonais Jerzy Buzek, appartenant au groupe PPE, est assuré de s'installer au perchoir du Parlement pour deux ans et demi. Il sera ensuite remplacé par un socialiste, sûrement l'actuel président du groupe ASPD, l'Allemand Martin Schulz jusqu'à la fin des cinq ans de législature.

Second travail pour les parlementaires européens en cette première journée de session : la répartition des présidences de commissions. Le PPE, le groupe le plus imposant du Parlement avec 263 élus, a cette fois passé un accord à trois, avec les socialistes (161 élus) et les libéraux de l'ADLE (Alliance des démocrates et libéraux européens, dont le Modem, 80 élus).

Selon cet accord, le groupe PPE occuperait les présidences des commissions du Budget, de l'Industrie et des Affaires étrangères. Les Socialistes obtiennent l'Environnement, l'Agriculture et les Libertés civiles et la Justice. L'ADLE se contenterait de la commission clé des Affaires économiques et monétaires et de la commission temporaire sur la crise financière. Le nouveau groupe conservateur eurosceptique, emmené par les tories britanniques, dirigera la commission du Marché intérieur.

Au cours de cette première session plénière, les députés européens entameront mercredi un débat sur le bilan de la présidence tchèque de l'Union, que chacun s'accorde à trouver calamiteuse. Un autre débat sera consacré aux perspectives de la présidence suédoise.

Les députés auraient également du valider ou non le choix des dirigeants des pays de l'Union de reconduire José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne. Mais comme celui-ci n'a pas encore réussi à convaincre une majorité de Parlementaires, le vote a été reporté à la rentrée d'octobre.

A plus longue échéance, le Parlement devrait se saisir des dossiers de la finalisation du paquet télécoms ou la poursuite de la réforme de la régulation financière européenne. De plus, le second référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, qui aura lieu le 2 octobre, ouvrira la voie à un nouveau renforcement des prérogatives du Parlement si le texte est adopté. Les eurodéputés auraient alors un pouvoir de co-décision équivalent à celui des 27 Etats membres sur la quasi-totalité des dossiers ainsi qu'un poids institutionnel renforcé.

 

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