Les révélations de Wikileaks n'épargnent pas l'Europe

 |   |  344  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : latribune)
Le site Internet a révélé, dimanche 28 novembre, plus de 250.000 documents de la diplomatie américaine. Quelques uns des 243 disponibles pour l'instant évoquent l'UE, ses Etats membres et leurs dirigeants. Florilège.

Boycott

Un télégramme diplomatique publié par le site Wikileaks, en date du 31 juillet 2009, indique que les ambassades européennes présentes à Téhéran veulent envoyer des diplomates de second ordre à la première des deux cérémonies d'investiture de Mahmoud Ahmadinejad le 3 août 2009. L'accord est passé sans que l'Iran ne soit au courant, pour éviter que leurs invitations ne soient retirées. "C'est difficile de garder un secret quand vingt-sept nations sont engagées", selon les propos du directeur pour le Moyen Orient du Quai d'Orsay, Jean-Christophe Paucelle, rapportés par le télégramme. "Mais nous essayons". Seule la Suède, alors présidente du Conseil de l'UE, sera représentée par son ambassadeur.

La décision suscite des débats tendus entre les ministres des Affaires étrangères. "Nous sommes pris entre deux objectifs contradictoires", explique Jean-Christophe Paucelle. " D'une part, nous voulons faire savoir que nous n'approuvons pas cette élection illégitime. D'autre part, nous devons être réalistes : le pouvoir est entre les mains de Khameini and Ahmadinejad, y compris le dossier du nucléaire, et nous devons négocier avec ce pouvoir."

La Turquie, l'UE et la France

La note du 16 septembre 2009 révèle que, selon le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Levitte, la position de la France sur la Turquie n'a pas changé. Paris préfère "un partenariat privilégié" entre l'UE et Ankara, "au lieu d'une adhésion". Pour lui, le pire scénario possible serait que la Turquie ne parvienne à compléter tous les acquis communautaires, que les négociations aboutissent et qu'un référendum en France s'oppose à cette adhésion.

Dans une note du 25 février 2010, le sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères turc, Feridun Sinirlioglu, explique que l'accession de la Turquie à l'UE est bloquée par des "objections motivées par des raisons politiques" de plusieurs Etats membres, notamment la France.

Lire la suite de l'article Les révélations de Wikileaks n'épargnent pas l'Europe

Retrouvez toute l'actualité européenne, avec...

Euractiv

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/12/2010 à 21:16 :
Et si Wikileaks n'était qu'une gigantesque manipulation venue des USA. Pas nécessairement du gouvernement, mais de ses ennemis américains (les Républicains, les Tea-party et tant d'autres). Lorsque je vivais là-bas j'avais appris que ce pays a cinq ou six pouvoirs: La Maison-Blanche, le Sénat, la Haute-Cour, la Presse, la Mafia et Wall-Street. Contrairement à ce qui se passe en France; ces pouvoirs se détestent. Là-bas, pour réussir, il ne faut déplaire à aucun. Nous avons vu avec quel succès un énorme nuage de fumée: l'avènement d'Obama a fait oublier au Monde entier le fiasco financier qui faillit engloutir l' Amérique. Quand on analyse toutes les incohérences du 11-09-2001 qui permettent d'imaginer tout et son contraire; on sait que ce pays peut fabriquer n'importe quoi. Donc Pourquoi pas Wikileaks ! Ce serait un genre de soupape de décompression. Vous remarquerez que la crise financière a eut son origine aux USA mais que ce sont les états de l'Euro-zone qui ont eu les plus graves problèmes. Comme les russes qui le découvrent, les européens (surtout les collabos français) n'ont toujours pas compris le cynisme du business américain. Tout est planifié ! Jean-Claude Meslin

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :