Tchad : le ministre de l'économie confirme les ambitions du PND
Emmanuel Atcha
Emmanuel Atcha
Dans un contexte de crise économique causée principalement par la chute des cours mondiaux des matières première, les autorités tchadiennes ont compris qu'il fallait vite agir et de manière appropriée. Dans un document stratégique dénommé Plan national de développement 2017-2021 (PND), le gouvernement a énoncé clairement ses priorités pour atteindre l'émergence du pays.
D'après les explications du membre du gouvernement, le PND comporte quatre principaux axes de développement. Entre autres axes, le gouvernement consacre un intérêt particulier au renforcement de la bonne gouvernance et de l'Etat de droit (2ème axe) et à la diversification de l'économie (3ème axe).
Pour le second axe, il s'agira pour le Tchad, de mettre en œuvre la réforme fiscale et un cadre législatif et réglementaire de la gestion des finances publiques rénové, cohérent et adapté à la situation mais aussi de poursuivre la réforme du code de travail, réaliser l'audit de la solde, des diplômes des agents de l'Etat, des sociétés parapubliques, réviser le statut général de la fonction publique, et réformer l'appareil étatique.
En ce qui concerne le troisième axe, il s'agit de diversifier les sources de croissance économique et de dynamiser et revigorer les secteurs porteurs d'emplois décents. « La diversification de l'économie se fera sur la base des avantages comparatifs du Tchad et notamment du développement des filières dans l'agriculture, l'élevage, la pêche et les mines », a indiqué Nguéto Tiraïna Yambaye.
Les deux autres axes restants portent sur l'unité du pays que le gouvernement compte renforcer et la création d'un cadre de vie adapté pour la population tchadienne, tout en veillant aux normes pour la protection de l'environnement.
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Très ambitieux plan, le PND ne peut être exécuté si toutes les conditions ne sont pas réunies. Le gouvernement tchadien en a conscience. « La réussite de la mise en œuvre du PND 2017-2021 dépendra du respect des principes directeurs suivants: la volonté politique et l'engagement national, l'appropriation nationale, le leadership et la responsabilisation, la priorisation des actions et la gestion axée sur les résultats et la redevabilité », a confié le ministre tchadien de l'économie.
Quant au paramètre financier, le gouvernement précise que la mise en œuvre du PND nécessite 5.538 milliards de francs CFA, environ 11 milliards de dollars. Ce budget est réparti entre l'Etat et ses partenaires. « S'agissant des financements nouveaux, le Tchad sera prudent et donnera la priorité aux dons qui seront complétés par des crédits concessionnels, sans préjudice des moyens de diversification des ressources », a signalé le ministre Yambaye.
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Ainsi 618 milliards de francs CFA (11%) proviendront des fonds propres du pays alors qu'il a déjà acquis 1.208 milliards de francs (22%) auprès de partenaires extérieurs. Il est attendu auprès du secteur privé encore 1.629 milliards de francs CFA (29,4%) et le reste, 2.081 milliards de francs CFA (38%) est à mobiliser auprès des bailleurs de fonds. C'est à cette dernière catégorie que le gouvernement tchadien a donné rendez-vous les 7 et 8 septembre prochains à Paris pour tenter de les convaincre.
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