Burkina Faso : salaires des fonctionnaires, constitution... 2018, l'année des réformes ?
Emmanuel Atcha

kaboré macron burkina faso france
Reuters
Emmanuel Atcha

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L'année 2018 s'annonce comme une année de réformes au Burkina Faso. Dès février, le gouvernement burkinabé devrait mettre en place un nouveau système de rémunérations. L'annonce a été faite par le président Marc Roch Christian Kaboré dans son message à la nation prononcé à l'occasion du nouvel an 2018.
Dans son message, le chef d'Etat a insisté sur l'importance d'en finir avec les « mauvaises pratiques et habitudes » qui pèsent sur la qualité des services publics et la gouvernance vertueuse afin de réussir des réformes efficace des institutions et la modernisation de l'administration burkinabè.
Par cette réforme, l'Etat burkinabè veut arrêter de régler les revendications sociales au cas par cas. Il veut surtout rompre avec les approches sectorielles qui selon le chef de l'Etat burkinabè plongent l'économie et la fonction publique dans l'impasse.
Cette démarche selon lui, permettra de prendre désormais en compte la nécessaire vision d'ensemble qui devrait présider à toute initiative destinée à satisfaire les revendications des fonctionnaires.
La réforme du système des rémunérations ne devrait marquer que le début des réformes au pays des hommes intègres. Le chef d'Etat est aussi revenu dans son allocution sur la nouvelle constitution promise à ses compatriotes. « Je m'étais engagé à doter notre pays d'une nouvelle Constitution, celle qui marquera le passage de la quatrième République à la cinquième. En effet, la commission chargée de l'élaboration du projet de constitution m'a remis son rapport au cours du mois de novembre », a annoncé le président Kaboré.
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Les nouveaux textes fondamentaux devraient limiter à deux le nombre de mandats du président de la République. Si le chef de l'Etat n'a pas précisé la date de sa soumission au vote du peuple burkinabè, il a indiqué que des concertations se tiendront dans les jours à venir autour de son mode d'adoption. « Pour ce qui concerne son adoption, j'entamerai dans les jours à venir, des rencontres de concertation avec toutes les forces vives de la Nation afin de dégager un consensus fécond sur son mode d'adoption. La validation de ce nouveau contrat social permettra d'approfondir la démocratie et de garantir notre marche commune vers le progrès social et la justice pour tous », a déclaré le président burkinabè.
Emmanuel Atcha