Le Ghana compte réduire son déficit budgétaire à 6,5 % en 2017
Emmanuel Atcha
Emmanuel Atcha
Les nouveaux dirigeants du Ghana ont du pain sur la planche pour redresser l'économie de ce pays qui peine depuis un certain temps, à sortir la tête de l'eau sur le plan croissance économique. Le ministre des Finances, Ken Ofori-Atta a annoncé en fin de semaine que le Ghana compte réduire le déficit budgétaire du pays à 6,5 % du PIB en 2017 contre 8,7% l'an dernier.
Selon lui, les autorités ghanéennes s'attellent déjà à une lourde tâche. Il s'agit de redresser une économie sur laquelle a rejailli l'effondrement, à partir de 2014, des cours de matières premières, pénalisant ses exportations d'or, de pétrole et de cacao.
Deuxième producteur d'or et de cacao du continent, le Ghana a affiché 3,3% de taux de croissance en 2016. Outre l'effondrement du cours de ces matières premières, dont il dépend, sur les marchés internationaux, le pays pâtit aussi de la chute du prix du pétrole depuis deux ans. Dès juillet, le gouvernement ghanéen avait réduit ses prévisions a +4,1% en 2016, contre +5,4% annoncées début 2016.
La crise financière du Ghana risque de durer plus qu'espéré. Le nouveau gouvernement n'ayant pas les options pour financer les promesses électorales, il est obligé de revoir à la baisse le déficit budgétaire du pays à 6,5 %. En effet, élu sur les bases des promesses électorales telles que la gratuité de l'enseignement secondaire, la création d'emplois, etc., le nouveau régime ne semble plus détenir toutes les marges de manœuvre pour exécuter son programme.Cette situation a crée des incertitudes au niveau des investisseurs qui sont devenus plus méfiants vis-à-vis des finances du Ghana.
A en croire le ministère des finances du Ghana, le déficit budgétaire observé l'an dernier implique que le Ghana, un des plus récents exportateurs de pétrole en Afrique, devra emprunter pour rembourser les intérêts de sa dette. Ken Ofori-Atta avait pourtant dit le mois dernier que le gouvernement mettra en place des allègements fiscaux et d'autres mesures pour soutenir le secteur privé et stimuler l'économie nationale. La croissance économique est depuis tombée à 3,3 % en 2016, selon le Fonds monétaire international (FMI) : la plus faible en deux décennies. Pour faire face à la baisse du prix des matières premières et au ralentissement de la croissance économique, le Ghana a dû recourir à l'aide du Fonds monétaire international (FMI) en 2015.
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