Boo.com en passe de trouver un repreneur

Nommé il y a huit jours pour gérer la liquidation la plus spectaculaire de l'ère Internet, KPMG avait très vite reçu plus de 30 dossiers de reprise. Le nombre de repreneurs potentiels s'est déjà réduit à une demi-douzaine et KPMG pourrait annoncer mardi quelle solution il a retenue. Un porte-parole du cabinet n'a pas exclu que Boo.com soit éclatée avant d'être cédée.Des rumeurs ont évoqué l'hypothèse d'une reprise par Chello, le fournisseur d'accès à haut débit du groupe néerlandais UPC, qui doit être introduit en Bourse dans les prochains jours. Un porte-parole de Chello s'est refusé à commenter l'information. Boo.com a déposé son bilan alors qu'elle ne possédait plus que 500 000 livres de liquidités. L'entreprise avait reçu plus de 135 millions de dollars de capitaux depuis sa création, à la mi-1999. Les dirigeants de Boo.com, qui s'était spécialisé dans la distribution en ligne de vêtements et d'articles de sports haut de gamme, se sont notamment vu reprocher d'avoir engagé des dépenses somptuaires.KPMG estime que 220 postes sur 250 peuvent être supprimés au sein de l'entreprise. Les créances de la société atteignent quelque 25 millions de dollars, dus principalement à des agences publicitaires. Parmi les investisseurs initiaux de Boo.com figurent notamment OMina, un fonds d'investissement détenu par la famille de l'ex-Premier ministre libanais Rafik Hariri, qui s'était engagé à hauteur de 40 millions de dollars, mais aussi l'homme d'affaires français Bernard Arnault, qui possédait 8,5% du capital, la famille Benetton et les banques américaines Goldman Sachs et JP Morgan.

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