Les Français sacrifient tout à l'Internet

Le bureau d'étude PricewaterhouseCoopers s'est interrogé sur les conséquences induites par l'usage d'Internet vis-à-vis des autres activités de loisir. Pour ce faire, une enquête a été menée, dans le cadre de laquelle 800 ménages américains, anglais, français et allemands ont été interrogés. S'ils ne disposaient pas d'un accès Internet, 38 % des surfeurs d'outre-Atlantique passeraient plus de temps à regarder la télé ; 43 % des Anglais seraient devant le petit écran, contre 31 % des Allemands et 24 % des Français. En revanche, le temps consacré à Internet est pris en France sur la lecture (39 %), et plus encore en allemagne (42 %). En comparaison, l'utilisation d'Internet ne semble pas se faire au détriment du téléphone : 12 % des Français passeraient plus de temps leur combiné à la main s'ils ne disposaient pas d'Internet, contre 10 % des Anglais, 6 % des Américains et seulement 2 % des Allemands. De manière générale, l'étude révèle de façon surprenante que les Français, qui ne sont pourtant pas les plus connectés, abandonneraient beaucoup plus facilement leurs activités de loisirs que les citoyens des autres nations, à l'exception toutefois de la télévision, à laquelle nos concitoyens semblent plus attachés. Ainsi, 12 % des Français déclarent sacrifier le cinéma à l'Internet, contre 0 % des Américains, 0 % des Anglais et 1 % des Allemands. Même disproportion pour l'écoute de musique, à laquelle 22 % des Français renonceraient, contre seulement 1 % des Américains, 2 % des Anglais et 5 % des Allemands. À moins que certains n'aient pas compris qu'il est possible d'écouter de la musique tout en surfant. Toujours dans le même ordre d'idée, 17 % des habitants de l'hexagone sont prêts à tirer un trait sur leurs sorties et à s'enfermer en face à face avec leur micro, contre 4 % des Américains, 3 % des Anglais et 5 % des Allemands.Concernant les motivations pour la connexion au Réseau, l'eMail vient en tête des déclarations, tous pays confondus (48 % aux États-Unis, 39 % en Angleterre, 27 % en Allemagne et 36 % en France), plus ou moins a égalité avec la recherche d'informations (28 % aux États-Unis, 38 % en Angleterre, 53 % en France et 42 % en Allemagne). Ces deux activités forment l'essentiel des motivations d'accès au Réseau, largement devant la lecture de journaux en ligne (2 % des Français, et 3 % des Allemands et des Américains la citent comme une raison pour se connecter), la banque et le courtage (2 % des Français, 1 % des Anglais, 4 % des Américains, mais tout de même 14 % des Allemands). Quant aux divertissements sur Internet, il désinteresse totalement les Français (0 %), et attire peu les autres nations (4 % des Américains, 3 % des Anglais, 2 % des Allemands).Le commerce en ligne a fait également l'objet d'une partie de l'étude de PricewaterhouseCoopers ; celle-ci révèle que plus d'un quart des Américains questionnés seraient prêts à dépenser plus de 150 $ sur Internet, contre 22 % des Anglais, et 15 % des Français et des Allemands.Enfin, le bureau d'étude a voulu connaître l'attrait de la télévision numérique auprès des consommateurs. Il apparaît que la grande majorité des gens ne compte pas faire l'acquisition de set-top boxes ou d'autres équipements équivalents dans les 12 mois à venir (85 % aux États-Unis, 72 % en Grande-Bretagne, 87 % en France et 88 % en Allemagne).

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